Bécancour: Québec porte sa participation dans IFFCO à plus de 15 millions

Le projet original de construire une usine d'urée... (Photo ÉMILIE O'CONNOR, archives Le Nouvelliste)

Agrandir

Le projet original de construire une usine d'urée de 2 milliards et de 235 emplois a été mis en veilleuse en décembre 2015.

Photo ÉMILIE O'CONNOR, archives Le Nouvelliste

André Dubuc
André Dubuc
La Presse

Le projet d'usine d'urée de la coopérative indienne promise au parc industriel de Bécancour, dont on parle depuis 2012, avance à pas de tortue. Cela n'empêche pas le gouvernement du Québec d'appuyer l'entreprise en y ajoutant 4,75 millions de dollars, ce qui porte à plus de 15 millions sa participation.

La première intervention de 5 millions dans le capital-actions d'IFFCO Canada a fait l'objet d'un décret gouvernemental en août 2012. Les deux suivantes, respectivement de 6 et de 4,75 millions, proviennent du Fonds de diversification économique (FDE) du Centre-du-Québec et de la Mauricie, un fonds mis sur pied à la suite de la fermeture de la centrale nucléaire de Gentilly. Ce fonds, tout comme le FDE, relève du ministère de l'Économie, de la Science et de l'Innovation (MESI).

Le projet original de construire une usine d'urée de 2 milliards et de 235 emplois a été mis en veilleuse en décembre 2015. L'urée sert de fertilisant agricole. IFFCO a présenté un nouveau projet en décembre dernier.

Il est maintenant question de construire une usine de production d'urée et de méthanol, chapeautée par la Société en commandite ProjetBécancour.ag. Dans la nouvelle mouture du projet, IFFCO Canada s'associe de façon égalitaire (« 50-50 ») avec Développement Nauticol Québec, filiale de Nauticol Energy, une firme de génie qui a l'expertise pour s'assurer de la faisabilité du projet. Si elle devait voir le jour, l'installation serait érigée sur le même site qui devait recevoir l'usine de 2 milliards, soit le terrain de l'ancienne usine de magnésium de Norsk Hydro.

« Les travaux visant la réalisation de l'étude d'impact sur l'environnement ont débuté à la fin de 2017. » - Le ministère de l'Économie, de la Science et de l'Innovation dans un courriel

Plus de détails seront connus une fois cette étude terminée, assurent ses promoteurs. En décembre, ils évoquaient la création possible de 200 emplois permanents.

C'est en mai 2017 que le MESI a donné son accord de principe à une nouvelle injection de 4,75 millions dans l'avoir d'IFFCO Canada. La Coopérative fédérée a fait pareil. Québec détient maintenant 25,7 % d'IFFCO Canada. Au départ, en 2012, sa participation s'élevait à 10,4 %. Outre le gouvernement et la Coop fédérée, le troisième actionnaire est Kisan International Trading FZE, filiale de la coopérative indienne IFFCO.




Les plus populaires : Affaires

Tous les plus populaires de la section Affaires
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer