La dette des ménages américains a encore enflé en 2017

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La Fed note que les prêts étudiants, automobiles et l'utilisation de cartes de crédit ont enregistré les plus fortes progressions avec respectivement +9,3% à 1380 milliards de dollars, +2,3% à 1220 milliards et +4,6% à 834 milliards.

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Agence France-Presse
Washington

La dette des ménages américains a encore enflé en 2017 pour la cinquième année d'affilée, avec un bond des prêts immobiliers inédit depuis plusieurs trimestres, selon un rapport de la Réserve fédérale de New York publié mardi.

Au total, l'endettement des ménages a atteint 13 150 milliards de dollars, en progression de 193 milliards (+2,3%) au dernier trimestre 2017 et de 572 milliards sur l'ensemble de l'année.

La Fed note que les prêts étudiants, automobiles et l'utilisation de cartes de crédit ont certes enregistré les plus fortes progressions avec respectivement +9,3% à 1380 milliards de dollars, +2,3% à 1220 milliards et +4,6% à 834 milliards.

Pour autant, l'essentiel de l'endettement des ménages est constitué de crédits immobiliers qui s'élèvent à 8880 milliards de dollars, en hausse de 1,1%.

L'augmentation des crédits immobiliers de 139 milliards de dollars «a été la plus substantielle depuis plusieurs trimestres», a commenté la Fed dans un communiqué, qui voit néanmoins des stigmates persistants de la crise financière de 2008 dans certaines régions des États-Unis.

«Malgré la reprise des prix immobiliers, l'encours des prêts immobiliers demeure très en deçà de leur pic précédent au moment où ils avaient été touchés par la grande récession», a commenté Donghoon Lee, l'un des chercheurs de l'antenne de New York de la Fed.

Au total, huit États ont vu leur encours de prêts immobiliers rester inférieur d'au moins 10% au pic précédent, dont la Floride, l'Arizona, le Nevada et la Californie «qui ont été sévèrement affectés» lors de la crise de 2008, détaillent les chercheurs de la Fed dans un blogue accompagnant les données de la Réserve fédérale.

«L'écho de la grande récession résonne clairement», estiment-ils.

D'une manière générale, la reprise très progressive de l'encours des prêts immobiliers reflète le redémarrage également lent du marché de l'immobilier à la fois en volumes de ventes et de prix.

La situation est toutefois très hétérogène dans le pays, soulignent les chercheurs, puisque, à l'inverse, une dizaine d'États, dont le Texas, le Dakota du Nord et le Delaware, ont leur encours supérieur de 10% à leur pic précédent.

Une différence de taille par rapport à la situation qui a conduit à la crise en 2008 et qui s'est confirmée en 2017: la part des crédits défaillants a encore diminué. Elle s'établissait à 2,3% au dernier trimestre de l'année dernière, loin des 8,5% enregistré au 3e trimestre 2008, le plus haut niveau jamais atteint.

Pour les seules défaillances des crédits immobiliers, elles étaient en hausse de 1,1% au dernier trimestre 2017.




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