Plus du tiers des actionnaires de Citigroup votent contre les salaires des dirigeants

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Agence France-Presse
NEW YORK

Plus d'un tiers des actionnaires de Citigroup se sont prononcés mardi contre les salaires et bonus versés aux dirigeants de la banque américaine alors que les critiques contre Wall Street se font de plus en plus vives dans la campagne pour la présidentielle américaine.

Environ 36,4% des actionnaires de la quatrième banque américaine en termes d'actifs ont voté contre une résolution leur demandant de valider les rémunérations de l'équipe dirigeante et des membres du conseil d'administration, a annoncé l'établissement lors de son assemblée générale annuelle à Miami.

Cette grand-messe annuelle, qui était diffusée sur le site internet de la banque, était très attendue car les très influents cabinets de conseil aux actionnaires Institutional Shareholder Services et Glass Lewis avaient manifesté leur opposition aux salaires et bonus versés notamment au directeur général Michael Corbat.

L'an dernier, M. Corbat a touché 16,5 millions de dollars, en hausse de 27,5%, alors que le bénéfice net de Citigroup a atteint des niveaux plus vus depuis dix ans à 17,24 milliards de dollars.

Les salaires des autres cadres dirigeants ont aussi été augmentés, au grand dam d'actionnaires qui ont, eux, vu la rentabilité de l'action Citigroup diminuer nettement.

Les rémunérations des banquiers et traders américains sont de nouveau dans le collimateur des autorités et de certains actionnaires, qui dénoncent une inadéquation entre la baisse des chiffres d'affaires et leur évolution.

En effet, si les bénéfices restent élevés c'est surtout dû à de drastiques plans de réductions de coûts plutôt qu'à une croissance de l'activité.

La semaine dernière, six régulateurs dont la banque centrale (Fed) ont dévoilé une initiative visant à encadrer de façon plus stricte les bonus différés et le régime des restitutions de rémunérations («clawbacks»).

Des actionnaires et analystes appellent pour leur part à la scission des grandes banques dites universelles et à la séparation des fonctions de président du conseil d'administration et de directeur général, casquettes que cumulent les patrons des fleurons de Wall Street.




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