Warren Buffett publie sa «lettre annuelle»

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Considéré par le magazine Forbes comme le deuxième homme le plus riche des États-Unis, derrière Bill Gates, avec une fortune de 67 milliards de dollars, Warren Buffett a déjà indiqué que l'essentiel de sa fortune irait à sa mort à des organisations caritatives.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

L'investisseur américain Warren Buffett, 84 ans, est toujours bon pied bon oeil après 50 ans passés à la tête de son conglomérat Berkshire Hathaway, devenu le symbole d'une politique d'investissements sages et surtout extrêmement rentables.

Il a publié samedi sa «lettre annuelle aux actionnaires», toujours très attendue par les marchés boursiers mais qui, cette année, revêt une importante particulière car elle marque ses cinquante ans à la tête de Berkshire Hathaway, le conglomérat qui réunit toutes ses activités. Elles vont, comme il le souligne dans la lettre, «des sucettes aux avions».

À nouveau, Warren Buffett peut se féliciter d'avoir vu le gain du cours des actions de Berkshire Hathaway dépasser en 2014 à Wall Street celui de l'indice S&P500, le plus suivi par les investisseurs: 27 % pour Berkshire et 13,7 % pour le S&P500. Sur 50 ans, il n'y a plus photo: Un dollar placé chez Berkshire en 1964 vaudrait aujourd'hui 1,826 million de dollars; le même dollar investi dans le S&P500 ne vaudrait «que» 11 196 dollars.

Celui que l'on surnomme «l'Oracle d'Omaha», la ville du Nebraska où il habite, se montre samedi à la hauteur de son humour légendaire. Il compare ses premiers achats d'actions de Berkshire, qui n'était à l'époque d'un obscur fabricant de textile dans le nord-est des États-Unis dont les actions chutaient, au fait de ramasser «un vieux mégot sur lequel il ne reste qu'une bouffée. Même si le mégot est sale et mouillé, la bouffée est gratuite».

Il rend aussi un hommage appuyé à son compère Charlie Munger, 91 ans. «Il a fallu Charlie Munger pour me débarrasser de mes habitudes de fumeur de mégots et commencer à édifier une entreprise qui pouvait combiner une grande taille et des bénéfices satisfaisants», écrit-il notamment.

Mais ce n'est pas cette année que sera désigné son successeur, une décision que les marchés attendent depuis plusieurs années. Celui qui a servi de modèle à des milliers d'investisseurs dans le monde souligne seulement que celui-ci sera choisi parmi les «jeunes» dirigeants actuels de Berkshire.

«Nos administrateurs pensent qu'un futur PDG doit-être relativement jeune car il, ou elle, pourra rester longtemps aux commandes».

Il recommande toutefois que son fils Howard soit nommé président non exécutif (non executive chairman). «Ma seule raison pour ce souhait est de permettre un changement plus facile si le mauvais PDG était retenu et qu'il fallait le virer», souligne-t-il sans détour.

Considéré par le magazine Forbes comme le deuxième homme le plus riche des États-Unis, derrière Bill Gates, avec une fortune de 67 milliards de dollars, Warren Buffett a déjà indiqué que l'essentiel de sa fortune irait à sa mort à des organisations caritatives.

Pour ce qui est de la gestion, il indique qu'en 2014, Berkshire Hathaway a accru sa participation dans ses quatre investissements «piliers», à savoir Coca-Cola, American Express, IBM et la banque Wells Fargo. «Pour les quatre entreprises combinées, chaque augmentation d'un dixième de pourcentage de notre participation accroît la part de Berkshire dans leurs bénéfices de 50 millions de dollars», souligne avec fierté l'investisseur.

Démontrant à nouveau la versatilité de ses investissements, Warren Buffett a acheté en février le fabricant allemand d'équipements et accessoires pour motos Detlev Louis Motorrad pour 400 millions d'euros. Il n'évoque pas dans sa lettre samedi cette entrée inattendue dans le monde du deux roues - qui viennent s'ajouter aux trains et aux avions - puisqu'elle est intervenue après la clôture de l'exercice 2014.

Il fait surtout part de sa confiance dans l'économie américaine et le capitalisme: «Le dynamisme inhérent à notre économie de marché continuera de faire des miracles. Les bénéfices n'arriveront pas de manière fluide et ininterrompue car cela n'a jamais été le cas. Mais, assurément, les meilleurs jours de l'Amérique sont devant elle», affirme-t-il.

Jeune octogénaire, il peut prendre exemple sur son illustre prédécesseur Irving Kahn, l'un des rares investisseurs assez malins pour avoir gagné de l'argent lors de la crise de 1929, et décédé le 24 février à...109 ans. Il se rendait encore trois fois par semaine à son bureau.




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