Fed: une détérioration à l'étranger pourrait ralentir la croissance américaine

La croissance de l'économie des États-Unis pourrait être affectée à moyen terme... (PHOTO KAREN BLEIER, ARCHIVES AFP)

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Agence France-Presse
WASHINGTON

La croissance de l'économie des États-Unis pourrait être affectée à moyen terme par une nouvelle détérioration des économies de l'Europe, de la Chine et du Japon, ont estimé les membres de la Réserve fédérale lors de la dernière réunion du Comité monétaire, qui a eu lieu fin octobre.

Selon les minutes de cette réunion du Comité monétaire de la Fed (FOMC) publiées mercredi, de nombreux participants estiment toutefois que cet impact est pour l'instant «très limité».

La croissance s'est affichée à 3,5% au 3e trimestre et la Fed prévoit une expansion entre 2% et 2,2% pour l'ensemble de l'année en cours.

Les membres de la Fed ont affirmé que le déclin des prix de l'énergie pourrait «compenser» l'effet négatif de la hausse du dollar et favoriser la consommation aux États-Unis.

La chute des prix de l'énergie va aussi «contenir l'inflation à court terme» mais les membres du Comité misent toujours sur une progression de l'augmentation des prix vers l'objectif de 2% «dans les années à venir». Certains responsables se sont néanmoins inquiétés du fait que l'inflation puisse «persister» plus longtemps sous l'objectif de la Fed.

De nombreux participants ont invité la banque centrale à être vigilante quant aux attentes des marchés en terme d'inflation qui se reflètent dans les taux obligataires.

L'inflation en glissement annuel est à 1,4%, selon l'indice PCE très observé par la Fed, et de 1,7%, selon le CPI. Le chiffre de la hausse des prix pour octobre doit être publié jeudi.

Lors de cette dernière réunion, le FOMC avait mis fin à ses injections de liquidités dans le système financier et répété que les taux resteraient proches de zéro pendant une «période de temps considérable». Un membre du Comité avait voté contre, inquiet de la persistance de l'inflation basse.

Les participants ont failli inclure dans le communiqué du FOMC -- mais y ont finalement renoncé -- leur préoccupation vis-à-vis du ralentissement économique à l'étranger. «Les participants ont finalement estimé qu'un tel message suggèrerait un pessimisme plus important qu'il ne l'est sur les perspectives économiques», rapportent les minutes.

D'autant plus que «le déclin des prix de l'énergie et des autres matières premières (...) devrait apporter une compensation au raffermissement du dollar et à la croissance plus faible à l'étranger», assurent les membres de la Fed.

Pour nombre d'entre eux, cette chute des prix des carburants «devait apporter un coup de pouce aux dépenses de consommation à court terme (...) et bénéficier notamment aux ménages à revenus modérés».

Les membres du Comité ont commenté les turbulences sur les marchés financiers intervenues à la mi-octobre pour remarquer que «les conditions financières demeuraient très accommodantes et que d'autres accès de turbulences sont à attendre alors que la normalisation des taux d'intérêt s'approche».

Les responsables de la Fed ont largement discuté de la mention «période considérable» avant la première hausse des taux qu'ils ont finalement choisi de conserver. Ils ont aussi répété que «la première hausse des taux et l'orientation de la politique monétaire par la suite dépendraient des données économiques et de leurs implications sur les perspectives économiques».




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