Les États-Unis dressent une liste noire du commerce de contrefaçons

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Selon le rapport, les produits contrefaits peuvent mettre en danger la santé des consommateurs, notamment les médicaments mais aussi les produits de beauté ou les pièces détachées automobiles.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Un rapport de l'administration américaine a accusé mercredi la Chine d'être parmi les premiers marchés à offrir des produits contrefaits tandis les sites de ventes en ligne et de téléchargements de contrefaçons viennent d'abord d'Europe, d'Europe de l'Est et du Canada.

Une liste annuelle 2013 dressée par le représentant américain au Commerce Michael Froman nomme les entreprises, les magasins et les sites de vente en ligne dans le monde qui «nuisent aux entreprises américaines et à leur travailleurs en enfreignant les droits de propriété intellectuelle».

Cette liste reflète des informations rapportées à l'administration américaine et non pas des infractions sanctionnées qui sont traditionnellement inclues dans un autre rapport sur les pratiques commerciales illicites.

«La publication de cette liste de sites commerciaux notoires aide les États-Unis et les gouvernements étrangers à faire respecter les droits de propriété intellectuelle qui protègent l'innovation créatrice d'emplois et la créativité aux États-Unis et dans le monde», affirme M. Froman dans le communiqué.

Il ajoute que ces produits peuvent mettre en danger la santé des consommateurs, comme les médicaments, mais aussi les produits de beauté ou les pièces détachées automobiles.

En Chine, ce sont les centres commerciaux, les magasins ou les marchés qui sont mis à l'index comme le Centre du vêtement en gros de la gare de Guangzhou, la chaîne d'électronique Buynow PC Malls (avec 22 super détaillants de PC dans le pays), ou encore le centre commercial Luohu de Shenzen, en bordure de Hong Kong.

Le rapport cite aussi le marché aux jeans de Zengcheng, où un tiers des jeans sont contrefaits, imitant des marques américaines.

Plusieurs marchés à travers la Thaïlande sont cités dont MBK Shopping Center à Bangkok et Talad Nat, à quelques pas de l'ambassade des États-Unis «où la vente persistante de produits contrefaits et piratés continue malgré les requêtes répétées auprès des autorités».

L'Inde n'est pas en reste avec six marchés désignés, dont Nehru Place à New Delhi où l'on trouve «en large quantités des logiciels piratés, de la musique, des films».

La liste signale aussi le marché A Pedra de la ville portuaire et touristique de Vigo en Espagne, «connu pour ses produits électroniques et son prêt-à-porter contrefaits», même si ce marché est exploité sous le contrôle de la municipalité, note le rapport américain.

La liste s'allonge encore pour ce qui est des sites de ventes et téléchargements par internet de produits contrefaits.

Plusieurs sites d'échanges de fichiers en système torrent sont dénoncés comme ThePirateBay.se, en Suède, KickassTorrents.com au Canada, Rutracker.org en Russie (ex Torrents.ru), Extratorrent.cc, basé en Ukraine qui propose musiques, films, logiciels ou encore Torrentz.eu, un moteur de recherche dans ce domaine répertorié par les autorités comme étant basé soit au Canada soit en Finlande.

La liste mentionne aussi Wawa-mania fournissant des informations pour accéder à des logiciels non-autorisés et très utilisé en France mais qui semble s'être localisé ailleurs, affirme le document.




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