Le «rêve américain» toujours possible, selon une étude

«Les enfants qui arrivent sur le marché du... (Photo Marcus Yam, archives The New York Times)

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«Les enfants qui arrivent sur le marché du travail aujourd'hui ont les mêmes chances de progresser sur l'échelle des revenus que leurs parents quand ils étaient enfants dans les années 1970», assurent les auteurs d'une nouvelle étude.

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Agence France-Presse
Washington

Le «rêve américain» de mobilité sociale ne s'est pas amélioré, mais n'a pas non plus diminué depuis les années 1970, en dépit de l'accroissement des inégalités, selon une étude publiée jeudi.

«Les enfants qui arrivent sur le marché du travail aujourd'hui ont les mêmes chances de progresser sur l'échelle des revenus que leurs parents quand ils étaient enfants dans les années 1970», assurent les auteurs de cette étude publiée par le Bureau national de la recherche économique (National Bureau of Economic Research).

En dépit de «barreaux de l'échelle sociale (qui) se sont espacés» avec la croissance des inégalités, «les chances des enfants de grimper (ces) barreaux du bas vers le haut n'ont pas changé», expliquent-ils.

Les conclusions de cette étude contredisent celles des conseillers économiques de la Maison-Blanche, qui avaient établi, dans leur rapport au Congrès en février 2012, un lien entre les inégalités et l'immobilité sociale et économique.

Le président démocrate Barack Obama a encore dénoncé le 4 décembre des «inégalités grandissantes et dangereuses, et un manque de mobilité (sociale) vers le haut qui menace la classe moyenne». Le républicain Marco Rubio a plaidé à la mi-janvier pour la libre entreprise, qui permet selon lui de «faire profiter à tous de l'ascenseur social».

Certes les inégalités en terme de revenus depuis les années 1970 ont augmenté substantiellement, reconnaissent les auteurs.

Cependant, souligne-t-ils, une part importante de l'accroissement des inégalités «vient du plus haut de l'échelle (des revenus) ces dernières décennies, et les 1 % des revenus les plus élevés ne sont pas fortement associés à la mobilité», expliquent-ils.

En outre, le «rêve américain» reste à un niveau très bas comparativement aux autres pays, modèrent-ils.

Ce que confirme l'économiste qui avait effectué ces comparaisons entre pays, Miles Corak, de l'université d'Ottawa au Canada. «C'est plus difficile (aux États-Unis, comparativement aux autres pays), pour des enfants nés dans familles à bas revenus de grimper l'échelle», a-t-il expliqué à l'AFP.

Aux États-Unis, environ 8 % des enfants nés dans des familles faisant partie de la dernière tranche des revenus atteignent la tranche la plus élevée, contre près de 16 % au Danemark.




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