Le pétrole, rassuré par l'Arabie saoudite, termine en hausse

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Vers 6h35, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre valait 48,47 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 41 cents par rapport à la clôture de lundi.

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Agence France-Presse
New York

Les cours du pétrole ont progressé lundi à New York, encouragés par l'engagement de l'Arabie saoudite à limiter ses exportations lors d'une réunion de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et de ses partenaires en Russie.

Le prix du baril de «light sweet crude» (WTI), référence américaine du brut, a augmenté de 57 cents à 46,34 dollars sur l'échéance de septembre au New York Mercantile Exchange (Nymex).

L'OPEP, dont l'Arabie saoudite est le chef de file, et d'autres gros producteurs non membres du cartel, Russie en tête, se sont retrouvés lundi à Saint-Pétersbourg pour faire le point sur l'accord de novembre prévoyant des baisses de production pour enrayer l'effondrement des prix.

À l'issue de cette réunion, le ministre saoudien de l'Energie Khaled Al-Faleh a notamment dit vouloir s'adresser «de front» à la tendance baissière des prix et a indiqué que les exportations de l'Arabie saoudite seraient limitées en août à 6,6 millions de barils par jour, contre plus de 7,2 millions certains mois de 2016.

«Aucune décision renversante n'a été prise lors de cette rencontre mais les commentaires du ministre saoudien ont au moins temporairement sauvé la mise et évité que les prix n'aillent plus bas», a remarqué John Kilduff d'Again Capital.

Les propos de M. al-Faleh «ont permis au marché de se dire que l'Arabie saoudite prenait vraiment à coeur de continuer à tenter de faire quelque chose pour endiguer l'excès d'offre de pétrole», a-t-il ajouté.

La réunion de lundi a aussi permis d'obtenir l'accord du Nigeria de participer aux baisses d'offre une fois que sa production remonterait à 1,8 million de barils par jour.

La première puissance pétrolière africaine et la Libye, deux membres de l'OPEP, avaient été exemptées jusqu'à présent en raison des troubles affectant leur industrie. La remontée récente de leurs exportations est l'un des facteurs ayant pesé ces derniers temps sur les prix.

Même si le Nigeria et la Libye ne se sont pas engagés tout de suite à réduire leur production, «le simple fait qu'ils soient venus participer à la réunion est positif car cela montre qu'ils sont prêts à coopérer», a relevé M. Kilduff.

«Les marchés se sont par ailleurs concentrés sur le fait que l'accord pourrait être étendu au-delà de mars 2018 si cela s'avérait nécessaire», ont noté les analystes de PVM.




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