La force du dollar pèse sur le pétrole, qui finit en petite baisse

Vers 9h05, le cours du baril de «light... (PHOTO MARK RALSTON, ARCHIVES AFP)

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Vers 9h05, le cours du baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en juin, qui avait atteint en début de semaine son plus haut niveau depuis octobre, perdait 88 cents à 47,90 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

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Agence France-Presse
New York

Les cours de l'or noir ont légèrement baissé jeudi, lestés par un renforcement du dollar et une atmosphère générale d'aversion au risque sur les places mondiales, même si les problèmes internationaux d'offre continuaient d'aider le marché pétrolier.

Le cours du baril de référence (WTI) pour livraison en juin, qui avait atteint en début de semaine son plus haut niveau depuis octobre, a perdu 11 cents à 48,67 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Les cours souffrent «d'un renforcement du dollar dans le sillage des minutes publiées la veille par la Réserve Fédérale (Fed)», a estimé Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

Le billet vert profite de ce document, un compte-rendu de la dernière réunion de politique monétaire de la banque centrale américaine, car son contenu montre que la Fed n'exclut pas de relever ses taux dès juin, et cela pèse en retour sur les cours du pétrole, qui sont libellés en dollars et deviennent donc moins intéressants.

De plus, l'éventualité d'un durcissement de la Fed provoque «une vague d'aversion au risque», comme l'a mentionné dans une note Tim Evans, de Citi, et les marchés de matières premières en pâtissent particulièrement car ils sont jugés comme des actifs moins sûrs.

M. Evans estimait en outre que les cours enregistraient peut-être «un rééquilibrage technique prévisible, comme les problèmes de production au Canada et au Nigeria constituent un choc de moins en moins important».

Au Canada, la province pétrolifère de l'Alberta est frappée depuis le début du mois par des incendies dévastateurs, tandis qu'au Nigeria, des sabotages et une grève générale frappent le secteur pétrolier, toutes choses qui ont contribué à porter les cours au plus haut de l'année lors des dernières séances.

«Peut-être que les investisseurs se disent tout simplement que les cours ont trop monté depuis quelques jours ou semaines», a avancé Mike Lynch, de Strategic Energy & Economic Research. « Le marché fait une pause, avec quelques prises de bénéfices.»

Alors que certains observateurs, comme M. Evans, nuancent l'impact à long terme de ces perturbations, M. Lipow jugeait qu'elles continuaient à soutenir le marché, évoquant notamment des «problèmes de chargement» au Nigeria, et qu'elles avaient permis aux cours de réduire largement leurs pertes par rapport au début de séance.

Surtout, selon lui, l'actualité «la plus favorable au marché» pourrait venir du Venezuela, important producteur sud-américain de pétrole, où l'opposition continue à exiger le départ du président Nicolas Maduro au lendemain de manifestations réprimées par les forces de l'ordre, dans un contexte économique catastrophique.




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