Le pétrole finit en légère baisse

Les cours pétroliers ont légèrement baissé vendredi, ralentis par la force du... (PHOTO KAREN BLEIER, ARCHIVES AFP)

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Agence France-Presse
NEW YORK

Les cours pétroliers ont légèrement baissé vendredi, ralentis par la force du dollar et quelques prises de bénéfices à l'issue d'une bonne semaine.

Le cours du baril de référence (WTI) pour livraison en juin a perdu 49 cents à 46,21 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), mais signait une hausse de quelque 3,5 % sur l'ensemble de la semaine, qui l'a vu terminer à deux reprises au plus haut de l'année.

La petite baisse de vendredi « n'est qu'un repli technique », a jugé Carl Larry de Frost & Sullivan. « Le sentiment général va probablement rester à l'optimisme, mais on est en train de reprendre notre souffle. »

Depuis le début de la semaine, les cours ont profité de multiples éléments, dont des problèmes de production au Canada, à la suite des incendies dans l'Alberta, et au Nigeria, frappé par des sabotages.

Autre facteur de soutien cette semaine, les réserves américaines de brut ont enregistré une baisse inattendue, alors que les observateurs craignaient qu'elles montent à un niveau jamais vu.

« Le raffinage et la demande sont en hausse aux États-Unis », a souligné Carl Larry. « Et on va probablement annoncer une forte baisse des réserves la semaine prochaine à cause de la pénurie de pétrole canadien. »

Surtout la production américaine a poursuivi son déclin et semble partie pour continuer dans cette voie après l'annonce vendredi d'un nouveau déclin hebdomadaire du nombre de puits en activité aux États-Unis, désormais inférieur de 80 % à ce qu'il était fin 2014.

Enfin, les cours ont profité cette semaine d'une série de rapports mensuels de grands organismes, dont le département américain de l'Énergie (DoE) et l'Agence internationale de l'Énergie (AIE), qui s'est montrée particulièrement optimiste sur un rééquilibrage du marché d'ici de la fin de l'année.

Dernier de ces organismes à publier un rapport ce mois-ci, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) s'est montrée légèrement moins engageante « en donnant du grain à moudre aux investisseurs optimistes comme aux pessimistes », comme l'a écrit Matt Smith, de ClipperData.

D'un côté, le cartel a envisagé que le marché se retrouve en déficit l'an prochain et a revu en baisse ses prévisions sur l'offre des pays ne lui appartenant pas, mais de l'autre, il a confirmé que sa propre production avait nettement augmenté en avril.

« Des hausses en Iran et en Irak ont dépassé les déclins au Nigeria et au Koweït », a souligné dans une note Tim Evans, de Citi.




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