Le pétrole finit en hausse à 44,66 $ à New York

Les cours du pétrole brut ont encore fini en légère hausse vendredi, à la... (Photo Mike Stone, archives Reuters)

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Agence France-Presse
NEW YORK

Les cours du pétrole brut ont encore fini en légère hausse vendredi, à la faveur d'un affaiblissement du dollar, sans toutefois réussir à inscrire une nouvelle progression sur la semaine.

Le cours du baril de référence (WTI) pour livraison en juin a gagné 34 cents à 44,66 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), ce qui le laisse en baisse de près de 3 % sur la semaine, et interrompt une série de quatre progressions hebdomadaires consécutives.

En baisse à l'ouverture, les cours se sont redressés une fois que les investisseurs ont estimé que les chiffres sur l'emploi aux États-Unis, bien plus médiocres que prévu, écartaient le risque d'une prochaine hausse des taux d'intérêt, ce qui a fait baisser le dollar.

Tout affaiblissement du dollar favorise les acheteurs de brut munis d'autres devises, les échanges étant libellés en billets verts.

« Les chiffres de l'emploi américain ont fait baisser momentanément le dollar et déclenché un mouvement d'achats dû à un regain d'appétit pour le risque, dont le pétrole a bénéficié », a précisé Fawad Razaqzada, analyste chez City Index.

L'impact des feux de Fort McMurray?

Par ailleurs, les feux de forêt et de broussailles continuaient à faire rage dans la région des sables bitumineux de l'Alberta, au Canada, où des bases de vie appartenant à des sociétés pétrolières ont dû accueillir des milliers de personnes évacuées de la ville de Fort McMurray, ravagée par les flammes.

Certains estiment que le manque à gagner en termes de production pétrolière pourrait atteindre jusqu'à un million de barils par jour, soit le quart de la production canadienne.

Autre facteur de hausse, les interruptions de production imprévues au sein de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole ont dépassé les deux millions de barils par jour en 2015.

Pour autant Bob Yawger, chez Mizuho Securities, estimait que, vu les excédents actuels, et notamment l'augmentation inexorable des stocks de brut américains, au plus haut depuis 1929, le cours du pétrole avait une marge de progression limitée.

« La logique serait que le marché reste volatil, dans une marge de 2 dollars autour des 45 dollars » le baril, a-t-il dit.

En fin de séance, l'annonce d'un nouveau recul du nombre de puits en activité aux États-Unis a permis au marché de confirmer sa hausse, alors que certains craignaient que la récente montée des cours convainque des producteurs de relancer des opérations de pompage qui seraient redevenues rentables.




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