Le pétrole finit sur un petit rebond une nouvelle année de dégringolade

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Les cours ont amorcé un nouveau mouvement de repli mercredi après l'annonce que, contrairement aux attentes, les stocks américains de brut, d'essence et de produits distillés avaient encore augmenté aux États-Unis durant la semaine de Noël, tout comme la production américaine.

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Agence France-Presse
NEW YORK

Les cours du pétrole ont rebondi jeudi à New York, au terme d'une semaine en dents de scie où les investisseurs ont été réticents à enfoncer de nouveaux planchers malgré la confirmation des déséquilibres qui ont fait chuter le marché de plus de 30% en un an.

Le cours du baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en février a gagné 44 cents à 37,04 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

À Londres le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison à même échéance a gagné 82 cents à 37,28, sur l'Intercontinental Exchange (ICE), se hissant de nouveau au-dessus du WTI pour la première fois depuis dix jours.

Sur la semaine le prix du contrat de référence du WTI a baissé de 2,78%, mais il accuse une chute de 30,47% sur l'ensemble de l'année.

Quant au Brent, il a baissé de 1,61% sur la semaine, mais de 34,97% sur l'année.

Pour ce qui est du rebond de vendredi, «il pourrait juste s'agir d'ajustements de fin d'année, parce que le marché a tellement baissé que les gens veulent se protéger» de risques trop importants pris sur des paris à la baisse, a estimé Andy Lipow, chez Lipow Oil Associates.

Il a noté que les cours avaient subi d'importantes fluctuations durant la semaine, «alors que vraiment les données fondamentales du marché n'ont pas changé».

En fait l'engorgement du marché qui plombe les cours depuis l'été 2014 a été confirmé mercredi par les chiffres du ministère américain de l'Énergie (DoE): contrairement aux attentes, les stocks américains de brut, d'essence et de produits distillés ont encore augmenté aux États-Unis durant la semaine de Noël, tout comme la production américaine.

«Il n'y a toujours rien de positif pour le marché que nous pourrions voir à l'horizon», a souligné Carl Larry, chez Frost & Sullivan, «aucun sens d'optimisme malheureusement».

Tensions prétextes 

Toutefois, M. Lipow s'est demandé si les tensions entre Washington et Téhéran qui ont refait surface cette semaine n'auraient pas servi de prétexte au petit rebond de vendredi, alors que le marché attend avec inquiétude le retour du pétrole iranien sur le marché mondial après la levée des sanctions économiques occidentales.

L'Iran a accusé jeudi Washington d'avoir menti en affirmant que des tirs d'essai iraniens avaient été effectués près d'un porte-avions américain dans le détroit d'Ormuz, et des responsables iraniens ont dénoncé les menaces de nouvelles sanctions américaines.

D'autre part les images diffusées en boucle à la télévision d'un gigantesque incendie dans un hôtel de Dubaï pourraient aussi relancer chez certains des inquiétudes de nature géopolitique, a spéculé M. Lipow, faute d'explications données dans l'immédiat sur l'origine du sinistre.

En début d'après-midi, la société de services pétroliers Baker Hughes a annoncé que le nombre de puits de pétrole en activité aux États-Unis avait reculé de deux unités, sans que cela semble influer sur les cours.

Par ailleurs la société pétrolière ConocoPhillips et son partenaire NuStar Energy, opérateur d'oléoducs et de terminaux de stockage, ont annoncé vendredi le remplissage d'un premier navire destiné à l'exportation de brut américain depuis la levée de l'interdiction d'exporter ce mois-ci.




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