Le pétrole finit en baisse face à une hausse possible du dollar

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Le cours du baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en décembre a perdu 1,12 $US à 45,20 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

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Agence France-Presse
NEW YORK

Les cours du pétrole ont encore baissé jeudi, dans un marché craignant la perspective d'un renforcement du dollar de nature à peser sur la demande, alors que l'offre reste très élevée.

Le cours du baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en décembre a perdu 1,12 $US à 45,20 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre a moins lourdement chuté, cédant 60 cents à 47,98 $US sur l'Intercontinental Exchange (ICE).

«Le marché est en train de se stabiliser» après une semaine de forte hausse, a estimé Phil Flynn, chez Price Futures Group.

Mais selon lui, le moral des investisseurs est atteint par la perspective semblant se préciser d'une hausse des taux d'intérêt aux États-Unis,  peut-être dès le mois prochain selon des déclarations de la présidente de la Réserve fédérale Janet Yellen mercredi.

«Nous avions une chance d'aller encore plus haut, mais maintenant que la Fed a mis sur la table une augmentation des taux d'intérêt, l'élan est brisé», a-t-il dit.

Mercredi, Mme Yellen a rappelé que la possibilité d'une hausse des taux d'intérêt restait envisageable dans cinq semaines, pour autant que la santé de l'économie se confirme.

À ce titre, les spécialistes du pétrole se préparaient à prêter la plus grande attention aux chiffres mensuels sur les créations d'emploi aux États-Unis en octobre, devant être publiés vendredi à 8h30, heure normale de l'Est, considérés comme une jauge essentielle de la croissance.

Un resserrement monétaire aux États-Unis aurait pour conséquence de rendre le dollar plus attractif et de le pousser à la hausse face aux autres devises, ce qui serait pénalisant pour les acheteurs de pétrole, puisque les échanges sont libellés en billets verts.

Les déclarations de Mme Yellen ont été l'un des motifs invoqués depuis mercredi pour expliquer la rechute des cours après une semaine de forte hausse, avec également des chiffres hebdomadaires du ministère de l'Énergie (DoE) américain révélant une hausse des stocks de brut et de la production américaine.

Pour Chistopher Dembik, chez Saxo Banque, ce repli des cours replace le marché dans une tendance fondamentalement baissière.

Selon lui, «les investisseurs qui avaient profité de la tendance haussière ont pris leurs profits dans la foulée de la publication des chiffres sur les stocks américains», qui ont augmenté de 2,8 millions de barils en une semaine et se rapprochent de leur niveau le plus haut de l'année.

De leur côté, les analystes de Commerzbank ont noté que la tendance ne pourrait pas devenir haussière sans une baisse de l'offre, alors que le marché souffre des excédents mondiaux.

Selon eux, «pour tout changement décisif de direction, au moins une composante déterminante manque: une baisse solide et soutenue de la production américaine de brut», qui tarde à se concrétiser.

Or la production américaine a encore progressé de 48 000 barils par jour durant la semaine achevée le 30 octobre, la deuxième augmentation de suite.




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