Le pétrole tâtonne dans un marché hésitant face à l'excès d'offre

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Agence France-Presse
NEW YORK

Les cours du pétrole divergeaient vendredi en fin d'échanges européens, soutenus par les inquiétudes géopolitiques et des attentes d'une baisse de la production américaine, mais toujours lestés par la surabondance d'offre mondiale.

Vers midi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre valait 52,63 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 19 cents par rapport à la clôture de jeudi. Le Brent était monté vers 10H40 GMT à 54,05 dollars, son plus haut niveau depuis fin juillet.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour la même échéance gagnait 19 cents à 49,62 dollars. Le cours du baril de WTI est monté vendredi vers 6 h 40 à 50,98 dollars, son niveau le plus élevé depuis le 21 juillet.

«Les prix du pétrole ont fortement grimpé cette semaine, le Brent et le WTI prenant tous deux 10 %, malgré peu de changements dans les fondamentaux de marché», notaient les analystes de Capital Economics.

L'intervention militaire en Syrie et les inquiétudes autour d'une contagion du conflit au Moyen-Orient et ses conséquences négatives pour la production de pétrole dans la région, continuaient d'être mentionnés par des analystes comme un autre facteur de soutien des cours.

«Nous pensons qu'une des raisons du rebond cette semaine est liée au fait qu'un risque géopolitique additionnel a été pris en compte dans les prix du pétrole», expliquait Olivier Jakob, analyste chez Petromatrix.

Les cours du WTI bénéficiaient aussi d'une hausse de moral des investisseurs «qui commencent à croire que l'offre de pétrole de schiste va être réduite de manière notable et qui parient sur une reprise des cours alors que la surabondance va s'amenuiser peu à peu», expliquait Fawad Razaqzada, analyste chez Forex.com.

Ainsi, le marché, qui avait salué cette semaine l'annonce par le département américain de l'Énergie (DoE) d'une baisse de la production aux États-Unis en septembre, espère voir de nouveaux signes de cette tendance dans le décompte des puits en activité, qui sera publié vendredi avant la clôture du marché pétrolier américain par le groupe privé Baker Hughes.

Mais les cours du Brent se sont eux de nouveau retrouvés sous pression, s'échangeant à la baisse en fin d'échanges européens. La surabondance d'offre continue de peser sur le marché, alors que l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) poursuit sa stratégie de protection de ses parts de marché.

«D'après des sources bien informées, la production de pétrole de l'Arabie saoudite a été assez stable en septembre, à 10,22 millions de barils par jour (mbj), soit 60 000 barils par jour (b/j) de moins que le mois précédent», notaient les analystes de PVM.

Ces derniers notaient également que la production des Émirats arabes unis et celle du Koweït avaient été également fermes au mois de septembre, à 3 mbj et 2,9 mbj respectivement.

Pour M. Razaqzada, le rebond des cours cette semaine et sa durée «posent question, car l'excès d'offre sur les marchés n'est pas prêt de disparaître de manière significative de sitôt».




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