Le pétrole finit sur un bond à New York

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Le cours du baril de «light sweet crude» (WTI) a fini la journée à 48,53 $US sur le Mercantile Exchange (Nymex), son plus haut niveau depuis la fin août.

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Agence France-Presse
NEW YORK

Les cours du pétrole ont bondi mardi à New York, confirmant un bon début de semaine dans un marché qui voulait croire à une diminution de l'excès d'offre à travers le monde.

Déjà en hausse la veille, le cours du baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en novembre a pris 2,27 $US à 48,53 $US sur le Mercantile Exchange (Nymex), terminant à son plus haut niveau depuis la fin août.

Les cours étaient tombés pendant l'été à leur plus bas niveau depuis plus de six ans, en grande partie à cause de la surabondance persistante de pétrole dans le monde, et n'étaient pas parvenus à se relancer très haut en septembre, tournant autour de 45 $US le baril.

Mardi, «on dirait que c'est un rapport de l'Energy Information Administration», une antenne du département américain de l'Énergie (DoE), «qui a déclenché cette hausse», a jugé John Kilduff, d'Again Capital.

«Elle estime que la production américaine a baissé de 120 000 barils par jour entre août et septembre, ce qui est un recul important, et qu'elle tombera sous les neuf millions au début de l'an prochain», a-t-il précisé. «Cela a manifestement attiré l'attention du marché.»

Sur ce plan, les investisseurs attendent désormais, comme chaque semaine, les chiffres hebdomadaires sur l'état des réserves américaines. L'American Petroleum Institute (API) publiera d'abord ses estimations mardi après la clôture, puis l'EIA fera état mercredi des chiffres officiels du gouvernement américain.

Selon Fawad Razaqzada, analyste chez Forex.com, ce sont les attentes d'une baisse de la production américaine qui apportaient du soutien aux cours.

«Les prix ont été déprimés pour une période suffisamment longue pour mettre certaines petites compagnies pétrolières peu efficaces dans une mauvaise position, et particulièrement aux États-Unis», a-t-il expliqué.

D'autres observateurs avançaient différentes explications, comme une bonne performance des Bourses en Europe et au Japon ou un certain optimisme, déjà présent lundi, après des déclarations de la Russie en faveur de discussions avec les autres grands producteurs afin de répondre à l'excès d'offre.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), qui a largement contribué à la chute des prix en maintenant depuis l'automne dernier son plafond de production à 30 millions de barils par jour, s'est montrée prudente à ce sujet à l'occasion d'une importante conférence de l'industrie à Londres.

«L'OPEP ne peut rien faire contre l'excès d'offre de 200 millions de barils sur le marché, il faut travailler ensemble (producteurs OPEP et hors OPEP) pour s'en débarrasser, c'est le problème numéro un», a déclaré le secrétaire général du cartel, Abdallah El-Badri, lors de la conférence Oil and Money.




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