Le pétrole remonte

Le baril de Brent s'est approché des 50... (Photo Hasan Jamali, archives AP)

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Le baril de Brent s'est approché des 50 dollars le baril jeudi, mais n'a pas réussi à dépasser ce seuil, s'affaissant de nouveau avant la fermeture des marchés.

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Agence France-Presse
NEW YORK

Les cours du pétrole se sont repris vendredi après l'annonce d'une forte baisse du nombre de puits en activité aux États-Unis, qui a permis de faire passer au second plan l'inquiétude suscitée par des créations d'emplois très inférieures aux attentes dans le pays.

Le cours du baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en novembre a gagné 80 cents à 45,54 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

«Il y a une baisse importante du nombre de puits, en recul de 26, et nous avons vu le marché se retourner à cette annonce» de la société de services pétroliers Baker Hughes, a expliqué Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

En matinée cependant, le marché avait baissé, suivant la tendance des marchés d'actions américains, déçus par les créations d'emplois. «Mais tant le marché pétrolier que le marché d'actions s'est rétabli», semblant confirmer une corrélation constatée depuis quelques semaines, a noté M. Lipow.

Le fait qu'il ne reste plus que 614 puits de pétrole en activité aux États-Unis, contre 1591 il y a un an, permet au marché d'anticiper que «la production va continuer à baisser et, qu'à terme, la consommation va compenser et rééquilibrer la surabondance» actuelle de l'offre, a expliqué M. Lipow.

Toutefois, vu la production toujours élevée de l'OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) et de la Russie, ainsi que le prochain retour de l'Iran sur le marché une fois que seront levées les sanctions économiques conformément à l'accord sur son programme nucléaire conclu en juillet, cette reprise ne sera que très progressive, a prévenu M. Lipow.

«Le marché ne se remettra vraiment qu'en janvier 2017», a-t-il dit, estimant qu'en attendant, «les cours vont rester sous pression, surtout dans les six mois à venir, car les raffineries débutent la saison des opérations de maintenance et la consommation est en baisse» saisonnière avec l'approche de l'hiver.

La baisse des cours en début de séance new-yorkaise a d'ailleurs illustré une nouvelle fois la précarité des cours, qui ont baissé peu après l'annonce que l'économie américaine avait créé quelque 142 000 emplois en septembre, soit quelque 60 000 de moins qu'attendu.

«Il s'agit d'un indicateur de la demande» en pétrole, a indiqué Bob Yawger, de Mizuho Securities. «Il pourrait ne pas y avoir autant de demande [en produits pétroliers] que si on avait eu 200 000 créations d'emploi» comme attendu, a-t-il précisé.

«Avec la Chine qui peine et la croissance qui reste morose en Europe, la demande de pétrole pourrait ne pas être aussi forte qu'anticipé précédemment», a aussi souligné Fawad Razaqzada, chez Forex.com.

Selon Jens Pedersen, analyste chez Danske Bank, deux forces contraires tiraillent le marché pétrolier en ce moment: «celle de la croissance économique mondiale, qui entraîne des inquiétudes concernant la demande d'or noir - et l'essoufflement de l'économie chinoise est central dans cette question - et celle du ralentissement de l'offre américaine».




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