Le projet Énergie Est de TransCanada est incomplet, dit l'ONÉ

Le projet Énergie Est vise à acheminer quotidiennement... (Photo Eric Hylden, Archives PC)

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Le projet Énergie Est vise à acheminer quotidiennement environ 1,1 million de barils de pétrole des sables bitumineux albertains à travers un oléoduc de quelque 4600 kilomètres vers le Québec et le Nouveau-Brunswick.

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne

L'Office national de l'énergie (ONÉ) considère que le projet Énergie Est de TransCanada (T.TRP) demeure incomplet pour le moment puisque l'entreprise n'a toujours pas rendu sa décision concernant ses plans de terminal maritime à Cacouna.

Cela signifie qu'il s'écoulera encore plusieurs mois avant que l'organisme fédéral soit en mesure de déterminer s'il peut donner le feu vert ou non au processus d'audiences publiques, a indiqué mardi son président, Peter Watson.

En entrevue téléphonique, il a expliqué que l'Office considère pour le moment que le dossier soumis par TransCanada demeure incomplet tant que l'entreprise n'aura pas pris de décision concernant le terminal de Cacouna.

Plusieurs reportages affirment que la société a renoncé à son projet à Cacouna en raison de la présence de bélugas - une espèce en voie de disparition - et que l'entreprise envisage trois autres sites; Bécancour, Lévis ou Baie-des-Sables, dans le Bas-Saint-Laurent.

Le projet Énergie Est vise à acheminer quotidiennement environ 1,1 million de barils de pétrole des sables bitumineux albertains à travers un oléoduc de quelque 4600 kilomètres vers le Québec et le Nouveau-Brunswick.

En dépit de l'incertitude entourant Cacouna et des pressions de groupes écologistes et de différents intervenants, M. Watson a réitéré que l'Office ne suspendra pas le processus d'inscription aux audiences, qui se termine le 3 mars.

Il a également défendu la décision de l'ONÉ de ne pas traduire en français la totalité des plus de 30 000 pages déposées par TransCanada puisque la Loi sur les langues officielles permet à l'entreprise de demander d'être servie en anglais.

Le président de l'Office estime toutefois qu'il y a suffisamment de documents disponibles dans la langue de Molière pour permettre aux francophones du Québec et du Nouveau-Brunswick de déterminer s'ils désirent s'inscrire aux audiences.

Arrivés au Québec depuis dimanche, les dirigeants de l'ONÉ ont jusqu'ici rencontré des représentants de Québec et de Lévis. Ils doivent également faire escale à Montréal la semaine prochaine.




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