Couillard souhaite le retour d'un «Canada central» fort

La première ministre ontarienne Kathleen Wynne et Philippe... (Photo Daniel Acker, Archives Bloomberg)

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La première ministre ontarienne Kathleen Wynne et Philippe Couillard se sont mutuellement juré allégeance dans le dossier de l'oléoduc Énergie Est, qui doit transporter le pétrole bitumeux de l'Alberta jusque sur la côte de l'Atlantique.

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(TORONTO) Face au déplacement vers l'Ouest «d'une partie du centre de gravité économique du pays», Philippe Couillard veut recréer un «bloc d'influence politique et économique» au centre du Canada en tissant des liens très étroits avec l'Ontario.

Le premier ministre participait hier à un conseil des ministres conjoints à Toronto, où les responsables québécois et ontariens de plusieurs importants portefeuilles ont pu conclure des ententes.

Le «Canada central» devrait parler «d'une même voix sur les enjeux communs», a dit souhaiter M. Couillard. Dans ces cas, «tout le monde doit écouter».

Tour d'horizon des mains tendues au-dessus de la rivière des Outaouais.

Main dans la main devant TransCanada

La première ministre ontarienne Kathleen Wynne et Philippe Couillard se sont mutuellement juré allégeance dans le dossier de l'oléoduc Énergie Est, qui doit transporter le pétrole bitumeux de l'Alberta jusque sur la côte de l'Atlantique.

Concrètement, les deux gouvernements se sont entendus pour faire valoir les mêmes conditions à la construction du projet. Celles-ci, énoncées en milieu de semaine par le ministre de l'Environnement David Heurtel, touchent notamment les«communautés autochtones», l'existence d'une «planification d'urgence» et l'application des «normes techniques les plus élevées».

«Ces conditions sont les mêmes que celles du gouvernement ontarien», a exposé Philippe Couillard, ajoutant qu'elles sont «très raisonnables».

Les deux capitales reconnaissent «la nécessité que les ressources canadiennes se déplacent», a-t-il dit. «Mais on ne peut faire abstraction des communautés touchées.»

Québec et Toronto mettront aussi leurs efforts et leurs ressources en commun pour lancer des études sur l'industrie du raffinage.

Un bloc partageable de 500 MW

«La beauté se trouve parfois dans la simplicité», s'est réjoui hier le premier ministre.

Les deux provinces se sont entendues pour rendre disponible, tour à tour, un important bloc de 500 mégawatts de capacité de production électrique.

«Nous, on a besoin de plus d'électricité en ce moment [hiver], vous, pendant une autre saison [l'été]. Faisons un échange d'énergie au moment où on en a besoin», a exposé Philippe Couillard. Mme Wynne et lui ont juré que l'entente n'aurait pas d'incidence négative sur la facture d'électricité des consommateurs de l'une ou l'autre des provinces.

Le protocole d'entente signé hier est valide pour 10 ans.

Commerce interprovincial

Il serait incompréhensible qu'il soit plus facile d'obtenir des contrats publics au Québec pour des entreprises européennes que pour des entreprises ontariennes, a exposé le premier ministre Couillard en annonçant la conclusion d'une entente à ce sujet.

Les deux provinces ont accepté de «travailler ensemble» pour examiner les écarts entre l'Accord économique Canada-Union européenne et les ententes interprovinciales dans le même domaine.

La SAQ et son pendant ontarien la LCBO devraient aussi approfondir leurs relations afin de mettre davantage de produits canadiens sur leurs tablettes.




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