Le pétrole finit en forte baisse avant la Fed

Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour... (PHOTO JIM WILSON, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES)

Agrandir

Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en décembre a abandonné 1,08 dollar, à 81,01 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

PHOTO JIM WILSON, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
NEW YORK

Les cours du pétrole ont fini en nette baisse vendredi à New York, à l'issue d'une semaine éprouvante, dans un marché inquiet pour la demande mondiale et frileux avant une réunion de politique monétaire clef aux États-Unis.

Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en décembre a abandonné 1,08 dollar, à 81,01 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

«Le marché a souffert toute la semaine et se met sur la réserve car tout le monde est dans l'attente de la Fed», la Réserve fédérale américaine qui se réunira mardi et mercredi, a relevé Bill Baruch, de iiTrader.

La plupart des courtiers se préparaient notamment à l'annonce par le comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) de la fin du programme de rachats d'actifs mis en place par la banque centrale.

«Et si les taux» et leur éventuel resserrement «sont seulement évoqués, cela pourrait entraîner les prix du brut dans une nouvelle spirale baissière», a poursuivi M. Baruch.

La politique monétaire très accommodante de la Fed a joué un rôle essentiel pour favoriser le crédit et l'investissement sur les marchés financiers ces dernières années et beaucoup redoutaient l'impact de la fin de cette époque de l'argent dit «facile».

La perception d'une offre très abondante en brut, aux États-Unis notamment, continuait à peser sur les prix, a par ailleurs expliqué Tim Evans, de Citi Futures, soulignant que les stocks de brut avaient beaucoup grimpé récemment.

Ces réserves ont gonflé de 21 millions de barils au cours des trois dernières semaines, les États-Unis atteignant un rythme de production de pétrole record depuis 1985 début octobre.

Le marché a également «pâti de craintes sur la demande d'autant plus que la crise Ebola repointe le bout de son nez aux États-Unis», après l'annonce d'un premier cas avéré à New York la veille, a remarqué Carl Larry, de Oil, Oulooks and Opinion.

En effet, l'adoption de mesures pour éviter la propagation du virus, dans les transports notamment, et la peur que génère l'épidémie pourraient «avoir un impact économique et réduire par ricochet la demande énergétique», a précisé l'analyste.




À découvrir sur LaPresse.ca

Les plus populaires : Affaires

Tous les plus populaires de la section Affaires
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer