Le pétrole finit sur une chute de près de 4 dollars

Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour... (PHOTO BENOIT TESSIER, ARCHIVES REUTERS)

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Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en novembre a perdu 3,90 dollars, à 81,84 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), à son plus bas niveau depuis le 28 juin 2012.

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Agence France-Presse
NEW YORK

Les cours du pétrole ont enregistré une très forte chute mardi à New York, restant englués dans une spirale baissière affectant le marché depuis juin, sur fond de surabondance de l'offre et de craintes sur la demande mondiale en brut.

Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en novembre a perdu 3,90 dollars, à 81,84 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), à son plus bas niveau depuis le 28 juin 2012.

Il s'agit aussi de la plus grosse chute en pourcentage (4,5%) des prix de l'or noir coté à New York sur une séance depuis novembre 2012, selon l'agence de presse Dow Jones Newswires.

À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour même échéance plongeait sous la barre des 84 dollars le baril, à des niveaux plus vus depuis novembre 2010.

Les prix ont dégringolé de près de 24% depuis mi-juin à New York, tandis qu'à Londres ils ont perdu près de 27% sur cette période.

«Les nouvelles prévisions de l'AIE (l'Agence internationale de l'Énergie, NDLR) qui a revu en baisse ses attentes pour la demande mondiale en 2014 et en 2015, combinées à l'absence d'appel à une réunion d'urgence de l'OPEP», l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, ont précipité une nouvelle chute des prix, a expliqué Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

Du fait de la faiblesse de la croissance économique mondiale, l'agence table désormais sur une demande planétaire d'or noir de 92,4 millions de barils par jour (mbj) en 2014 et 93,5 mbj en 2015 (contre respectivement 92,6 mbj et 93,8 mbj auparavant).

«Le marché semble avoir capitulé. D'importants seuils techniques ont été franchis au cours des dernières semaines et tout porte à croire que la chute (des prix du pétrole) n'est pas prête de s'arrêter à moins d'une action rapide de l'OPEP», a jugé Christopher Dembik, économiste chez Saxo Banque.

Par le passé, l'OPEP, qui pompe un tiers du brut mondial (environ 30 mbj), a pu moduler son offre pour maintenir les prix du brut à un niveau qui lui convenait.

Mais récemment, ses membres, qui se réunissent le 27 novembre à Vienne, n'ont pas manifesté de volonté unanime de réduire leur production, des dissensions apparaissant même entre eux.

«Il semble que les membres du cartel préfèrent jouer la carte de l'offre et de la demande, en se disant qu'un plongeon des prix finira par avoir des répercussions sur les investissements dans le secteur pétrolier» et entraînera in fine une réduction de l'offre, a estimé M. Lipow.




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