Le pétrole repasse au-dessus des 100 dollars

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Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en août s'est adjugé 1,24 dollar à 101,20 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex). Il avait clôturé la veille sous les 100 dollars pour la première fois depuis le 9 mai.

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Agence France-Presse
NEW YORK

Les prix du pétrole ont fini en nette hausse mercredi à New York, au-dessus du seuil des 100 dollars, dopés par une nette chute des stocks de brut aux États-Unis, de bon augure pour la demande du premier consommateur d'or noir au monde.

Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en août s'est adjugé 1,24 dollar à 101,20 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex). Il avait clôturé la veille sous les 100 dollars pour la première fois depuis le 9 mai.

«Le marché a clairement été dopé par la baisse plus importante qu'attendu des stocks de brut» aux États-Unis, a indiqué Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

Le département américain de l'Énergie (DoE) a fait état dans la matinée d'un plongeon de 7,5 millions de barils, à 375,0 millions, de ces réserves lors de la semaine achevée le 11 juillet, dans un rapport hebdomadaire, un bon signe pour la demande en or noir aux États-Unis. C'est quasiment trois fois plus que la baisse de 2,6 millions de barils anticipée en moyenne par les analystes.

Ces stocks s'était déjà contractés de près de six millions de barils au cours des deux semaines précédentes, s'éloignant un peu plus de leur sommet atteint fin avril, à 399,4 millions de barils, plus vu depuis 1931.

«C'est en grande partie le fait d'une très nette accélération de l'activité des raffineries américaines qui ont atteint quasiment 94% de leur capacité», a commenté Andy Lipow. «Elles ont même atteint jusqu'à plus de 100%, un record plus atteint depuis longtemps, dans les installations du Midwest, en raison notamment d'un recul des problèmes techniques depuis l'année dernière», a-t-il expliqué.

Et, «vu que plus de brut a été transformé en essence», a relevé l'expert, les réserves de ce carburant automobile ont légèrement gonflé.

L'accumulation a cependant été moindre que prévu, ces stocks d'essence ayant avancé de 200 000 barils cette semaine-là, à 214,5 millions, soit bien moins que la hausse de 700 000 barils escomptée par les analystes.

Les réserves de produits distillés (dont le gazole et le fioul de chauffage) ont avancé quant à elles de 2,5 millions de barils, soit un peu plus qu'attendu.

Sur le front de l'offre, les prix du pétrole ont aussi été soutenus, selon certains analystes, par un possible retard dans la reprise des exportations de brut libyen.

La production pétrolière libyenne s'est fortement redressée ces derniers jours (environ 600 000 barils par jour selon les analystes), suivant un accord entre les autorités et les rebelles autonomistes de l'Est qui bloquaient les installations pétrolières depuis des mois.

Mais la situation sécuritaire s'est dégradée depuis ce week-end, poussant les autorités à envisager de demander l'aide d'une force internationale.

Le rebond des cours du brut mercredi, à New York, comme à Londres, est intervenu après plus de trois semaines de baisse quasiment ininterrompue, principalement dues à l'apaisement des inquiétudes sur l'offre pétrolière en Irak et en Libye.




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