Exportations aux États-Unis: l'hiver glacial aidera Hydro

Le froid sibérien qui s'est abattu sur le nord-est des États-Unis l'hiver... (Photo d'archives)

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(BRETTON WOODS) Le froid sibérien qui s'est abattu sur le nord-est des États-Unis l'hiver dernier constitue peut-être le meilleur argument de vente pour l'électricité du Québec, selon le grand patron d'Hydro-Québec.

Thierry Vandal s'est déplacé à la Conférence des gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre et des premiers ministres de l'est du Canada, au New Hampshire, afin de faire la promotion de son hydro-électricité. Il accompagne Philippe Couillard.

M. Vandal a souligné que les grands froids de l'hiver dernier avaient créé des factures extrêmement salées pour les États américains qui sont dépendants d'électricité issue du gaz naturel, de la filière nucléaire ou du charbon.

«Il y a un besoin réel» pour les exportations électriques du Québec, a-t-il fait valoir. «Le gouverneur du Connecticut soulignait à quel point le dernier hiver a été coûteux ici en Nouvelle-Angleterre parce qu'ils étaient vraiment à la limite de leurs infrastructures.»

Quelques minutes plus tôt, le gouverneur Dannel Malloy rappelait effectivement que les États de la région avaient dû payer 3,5 milliards $ de plus en électricité que l'hiver précédent en raison des grands froids. C'est l'équivalent «de deux lignes de transmissions à haute-tension (1200 méga-watts) à destination de la Nouvelle-Angleterre seulement avec les frais supplémentaires», a-t-il dit.

«Nous aurons à dépasser les frontières de notre et les frontières de la Nouvelle-Angleterre pour régler ce problème énergétique», a ajouté le gouverneur Malloy.

L'élu faisait référence aux projets de construction de lignes d'exportations de l'hydro-électricité québécoises jusqu'en Nouvelle-Angleterre. Certaines d'entre elles font face à une forte opposition dans la population. La ligne «Northern Pass», par exemple, est mal acceptée en raison de l'impact qu'elle aurait sur le paysage sauvage du New Hampshire.

Philippe Couillard a promis de laisser les Américains régler ces questions entre eux, sans s'ingérer. «Le Québec n'a aucune intention de se mêler à ces débats politiques», a-t-il dit. «Il y a une fenêtre qui s'ouvre devant nous pour développer ces échanges davantage [...] dans le respect le plus total des débats politiques que vous devrez avoir.»

Thierry Vandal a réitéré ce message. «Ils ont besoin d'énergie renouvelable et ils voient la grande Hydro, venant du Nord, comme faisant partie de la solution. À savoir maintenant quelles infrastructures ils vont mettre en place, ça s'est une question qui doit se résoudre au niveau de la Nouvelle-Angleterre. Le premier ministre a été très clair», a-t-il dit.




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