Le pétrole recule, surveillant l'Ukraine et la Libye

Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour... (Photo Jim Wilson, Archives The New York Times)

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Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en juillet a cédé 24 cents sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) par rapport à la clôture de vendredi pour s'établir à 104,11 dollars.

Photo Jim Wilson, Archives The New York Times

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Agence France-Presse
NEW YORK

Les cours du pétrole coté à New York ont légèrement reculé mardi dans un marché restant calme au retour d'un week-end prolongé malgré la persistance de tensions en Ukraine, en Libye et des indicateurs américains de bon augure pour la demande énergétique.

Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en juillet a cédé 24 cents sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) par rapport à la clôture de vendredi pour s'établir à 104,11 dollars. Les places de Londres et New York étaient fermées lundi à l'occasion d'un jour férié.

«Les raisons de faire monter les cours ne manquaient pas aujourd'hui. Mais il semble que le marché se soit un peu emballé la semaine dernière après la publication des chiffres sur les stocks de brut aux États-Unis (montrant une baisse beaucoup plus forte qu'attendu des réserves) mais qui ne justifient pas forcément un baril à 105 dollars», a relevé Robert Yawger de Mizuho Securities USA.

Aussi de retour de week-end, les opérateurs se sont «placés en retrait», en attendant notamment le nouveau rapport hebdomadaire sur les réserves d'or noir dans le pays, a-t-il estimé.

Pour Phil Flynn de Price Futures Group, les investisseurs ont aussi fait preuve d'un «manque d'engagement» dû en grande partie «au fait qu'on ne sait pas trop quoi penser de l'Ukraine».

«D'un côté on a un président élu (Petro Porochenko, ndlr) pro-européen, mais avec qui la Russie s'est dite prête à dialoguer, ce qui laisse augurer des signes d'apaisement», relevait-il.

Mais «on s'inquiète aussi de la montée des violences», ajoutait-il: plus de 40 personnes ont été tuées lors d'affrontements entre l'armée ukrainienne et des insurgés prorusses pour le contrôle de l'aéroport de Donetsk.

Les opérateurs observent avec attention la situation en Ukraine, voie de passage pour les exportations de gaz et de pétrole russes vers l'Europe. Les craintes d'un emballement des violences et, par ricochet, de perturbations de l'approvisionnement en énergie par la Russie soutiennent les cours du brut depuis plusieurs semaines.

Le marché continue aussi de surveiller de près la Libye, grand pays exportateur d'or noir où la situation politique reste confuse.

Quelques heures après l'entrée en fonction du cabinet du nouveau Premier ministre libyen, Ahmed Miitig, investi dimanche par le Parlement, les rebelles autonomistes qui bloquent depuis près d'un an des sites pétroliers dans l'Est libyen ont fait monter les enchères en affirmant qu'ils ne reconnaissaient pas un gouvernement «illégal».

La publication de plusieurs indicateurs meilleurs que prévu sur l'économie américaine, qu'il s'agisse de la hausse plus forte que prévu des commandes de biens durables en avril ou de la progression d'un indice sur la confiance des consommateurs en mai, signaux positifs pour les perspectives de demande en or noir dans le pays, n'a pas non plus suffi à convaincre les investisseurs de parier massivement sur une hausse prochaine du prix du baril.




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