Le pétrole grimpe, dopé par la chute des stocks américains

Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour... (PHOTO BENOIT TESSIER, ARCHIVES REUTERS)

Agrandir

Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en juillet a grimpé de 1,74 dollar, à 104,07 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), terminant à son plus haut niveau depuis le 21 avril.

PHOTO BENOIT TESSIER, ARCHIVES REUTERS

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
NEW YORK

Les cours du pétrole ont fini en nette hausse mercredi à New York, dopés par le plongeon inattendu des stocks de brut américains, de bon augure pour la demande du premier consommateur mondial de brut avant la saison des grands déplacements en voiture.

Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en juillet, dont c'était le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, a grimpé de 1,74 dollar, à 104,07 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), terminant à son plus haut niveau depuis le 21 avril.

Après une ouverture dans le vert, les prix de l'or noir coté à New York ont nettement accéléré leur progression dans le sillage de la publication des chiffres hebdomadaires du département de l'Énergie américain (DoE) sur les réserves de brut aux États-Unis.

Ils ont en effet montré une chute surprise de 7,2 millions de barils lors de la semaine achevée le 16 mai, surprenant les analystes qui avaient misé sur une progression de 700 000 barils.

Ils confirmaient ainsi la tendance dessinée par l'association professionnelle API, qui publie traditionnellement ses propres statistiques un jour avant le DoE, et avait annoncé mardi une chute de 10,3 millions de barils des stocks de brut américains.

Ces stocks suspendent ainsi un mouvement de progression quasi-continue depuis le début de l'année, alimenté par la hausse continue de la production aux États-Unis.

Ils s'éloignent aussi du sommet de 399,4 millions de barils atteint fin avril, un record depuis 1982, lorsque le DoE a commencé à publier des données hebdomadaires, et même depuis avril 1931 sur la base de données mensuelles.

«Cela a eu un effet certain sur les prix dans un marché qui a tendance à nettement se focaliser sur le niveau des stocks», a commenté James Williams, de WTRG Economics, insistant sur le fait qu'une grande partie de cette chute était liée à un recul des importations.

En effet, «on continue à produire de plus en plus de brut», a-t-il noté.

Selon le DoE, les États-Unis ont produit quelque 8,434 millions de barils par jour au cours de la semaine achevée le 16 mai, un nouveau record depuis octobre 1986, lorsque 8,773 millions de barils par jour avaient été extraits.

De leur côté, les réserves de produits distillés (dont le gazole et le fioul de chauffage) ont gonflé de 3,4 millions de barils, soit bien plus que les attentes des experts qui misaient sur une hausse de 200 000 barils seulement.

Et les stocks d'essence ont augmenté de 1 million de barils, soit 10 fois plus que la progression de 100 000 barils prévue par les analystes.

Cependant, «la demande en essence et en produits distillés s'est avérée particulièrement solide» la semaine dernière à quelques jours du départ officiel de la saison des grands déplacements en voiture aux États-Unis, avec le long week-end de Memorial Day, «ce qui laisse anticiper une forte demande» cet été, a estimé Michael Lynch de Strategic Energy and Economic Research.

Surveillées de près par les courtiers, les réserves du terminal pétrolier de Cushing (Oklahoma, centre-sud), qui servent de référence au pétrole échangé à New York, ont poursuivi leur recul quasiment ininterrompu depuis le début de l'année, affichant une diminution de 200 000 barils.




Les plus populaires : Affaires

Tous les plus populaires de la section Affaires
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer