Le pétrole finit en légère baisse avant les stocks de brut

Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour... (PHOTO DAVID MCNEW, ARCHIVES REUTERS)

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Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en juin, dont il s'agissait du dernier jour de cotation, a cédé 17 cents, à 102,44 dollars, sur le New York Mercantile Exchange(Nymex).

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Agence France-Presse
NEW YORK

Les prix du pétrole ont légèrement baissé mardi à New York, dans un marché hésitant à la veille d'un rapport sur les stocks américains de brut qui pourrait montrer un nouveau record mais aussi une hausse de la demande avant l'été.

Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en juin, dont il s'agissait du dernier jour de cotation, a cédé 17 cents, à 102,44 dollars, sur le New York Mercantile Exchange(Nymex).

«Les investisseurs ne sont pas très sûrs de la direction à prendre avant un rapport qui pourrait s'avérer tout aussi haussier que baissier pour les prix», a expliqué Carl Larry, de Oil Outlook and Opinions.

Le Département américain de l'Énergie (DoE) fera part de ses chiffres hebdomadaires pour la semaine achevée le 16 mai, mercredi vers 10 h 30.

D'une part, les opérateurs anticipaient «une nouvelle hausse des réserves de brut dans le pays, ce qui les ferait à nouveau grimper à de nouveaux records, et cela pèse sur les prix», a noté Matt Smith, de Schneider Electric.

À 398,5 millions de barils la semaine dernière, les réserves américaines sont très proches de leur sommet de 399,4 millions de barils atteint fin avril. Il s'agissait alors d'un record depuis 1982, lorsque le DoE a commencé à publier des données hebdomadaires, et même depuis avril 1931 sur la base de données mensuelles.

Selon les experts interrogés par l'agence Dow Jones Newswires, les stocks de brut resteraient toutefois très légèrement en-deçà d'un nouveau sommet, ne montrant qu'une hausse de 700 000 barils, à 399,2 millions de barils. Les réserves d'essence devraient afficher une hausse de 100 000 barils et les produits distillés, dont le gazole et le fioul de chauffage), une progression de 200 000 barils.

D'autre part, la tendance baissière sur les prix était limitée par des attentes d'un nouveau recul, le quinzième consécutif, des stocks du terminal pétrolier de Cushing, qui servent de référence au pétrole échangé à New York. Ils ont reculé de près de moitié depuis fin janvier.

L'augmentation de la capacité d'acheminement du brut vers les raffineries du golfe du Mexique depuis le début de l'année a en effet permis une nette décrue des réserves à Cushing au prix d'une hausse des stocks dans les entrepôts texans.

Les opérateurs regarderont aussi avec attention les statistiques du DoE sur la demande en produits pétroliers, et en essence notamment, à quelques jours du départ officiel de la saison des grands déplacements aux États-Unis, avec le long week-end de Memorial Day.

Le marché de l'or noir a aussi été soutenu par les inquiétudes persistantes sur l'offre de brut, du fait d'un regain de violence en Libye et face à l'incertitude sur la situation en Ukraine.




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