Les géants cimentiers Lafarge et Holcim discutent d'une possible fusion

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Ross Marowits
La Presse Canadienne

Les deux plus importants cimentiers au monde, Lafarge et Holcim, ont indiqué vendredi tenir des discussions avancées pour une possible «fusion entre égaux» qui constituerait un géant mondial dont les ventes annuelles atteindraient 47 milliards de dollars.

La nouvelle a fait bondir l'action de Lafarge de près de 9 %, à Paris, tandis que celle de Holcim gagnait près de 7 % à Zurich.

Les entreprises établies en France et en Suisse ont affirmé qu'il n'y avait pas de certitude quant à la conclusion d'un accord définitif.

Leurs profits combinés se seraient chiffrés à 3,14 milliards de dollars l'an dernier, incluant 2,5 milliards attribuables aux actionnaires. Les deux groupes emploient un total de 134 000 personnes à travers le monde, notamment au Canada.

Lafarge est détenue en partie par une filiale de Power Coporation du Canada (T.POW). Son président et cochef de la direction, Paul Desmarais Jr, est membre du conseil d'administration de Lafarge.

L'an dernier, Lafarge a engrangé un bénéfice de 1,17 milliard à partir de ventes de 22,8 milliards de dollars. Holcim a dit avoir obtenu un profit de 1,96 milliard de dollars avec des ventes nettes de 24 milliards. Chacune est aux prises avec une dette de plus de 13 milliards de dollars ayant augmenté en vertu de certaines acquisitions.

«Lafarge et Holcim estiment que, compte tenu de la forte complémentarité de leur portefeuille et de la proximité culturelle entre les deux sociétés, il existe une logique à examiner un tel rapprochement, dont la réalisation se traduirait par des effets positifs tant pour les clients et les salariés que pour les actionnaires des deux groupes», ont indiqué les deux entreprises, vendredi, dans des communiqués distincts.

Les deux entreprises ont coupé dans leurs dépenses en raison de l'impact du ralentissement de l'économie mondiale.

Mais Lafarge et Holcim ont indiqué dans leurs rapports annuels que les perspectives à long terme étaient liées à la reprise de l'économie et à la croissance de l'urbanisation. Lafarge entrevoit une augmentation de la demande de ciment entre deux à 5 % en 2014.

La fusion éventuelle risque fort de susciter les craintes d'organismes de réglementation en raison de la position dominante qu'elle conférerait aux deux groupes. Lafarge dit détenir des parts de marché de 33 % au Canada, 12 % aux États-Unis, 40 % au Royaume-Uni, et 34 % en France.

Holcim emploie près de 2900 travailleurs dans quatre usines, incluant une à Joliette, dans la région de Lanaudière, et une autre à Mississauga, en Ontario.

Holcim a commencé ses activités au Canada sous le nom de Ciment St-Laurent en 1951.




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