L'or balloté au gré des rebondissements de la crise en Crimée

L'or, vu comme la valeur sûre de référence... (Photo Yuya Shino, Reuters)

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L'or, vu comme la valeur sûre de référence par de nombreux investisseurs, avait bénéficié la semaine dernière de l'intensification de la crise en Crimée.

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Jessica BERTHEREAU
Agence France-Presse

L'or a oscillé cette semaine, passant d'un plus haut depuis plus de six mois lundi à un plus bas en trois semaines jeudi, au gré de l'évolution de la situation en Ukraine, tandis que le palladium profitait de la création d'un fonds d'investissement spécialisé.

Dès lundi, après avoir atteint en début d'échanges asiatiques son plus haut niveau depuis le 9 septembre (1392,22 dollars l'once), l'or a amorcé un repli en raison de «prises de bénéfices», ont expliqué les experts de Commerzbank.

Le métal précieux a continué de chuter les jours suivants «en raison d'une demande déclinante pour les valeurs refuges et des prises de bénéfices avant la décision de politique monétaire de la Réserve fédérale» américaine (Fed) communiquée mercredi à 18 h GMT, ont signalé les experts de Macquarie.

L'or, vu comme la valeur sûre de référence par de nombreux investisseurs, avait bénéficié la semaine dernière de l'intensification de la crise en Crimée.

Mais les premières sanctions prises par les Occidentaux contre la Russie suite au référendum de dimanche en Crimée ont été jugées timides, ce qui a temporairement apaisé les craintes d'une escalade des tensions.

Après la décision de politique monétaire de la Fed, le métal jaune a été «frappé par de nouvelles prises de bénéfices», a-t-on indiqué chez Macquarie.

La Fed a décidé mercredi de poursuivre la diminution de ses injections mensuelles de liquidités en avril, à 55 milliards de dollars pour avril contre 65 milliards en mars.

Ces injections ont tendance à diluer la valeur du dollar et font craindre une augmentation de l'inflation à long terme, deux éléments qui poussent les investisseurs vers la sécurité que représente l'or. La perspective de leur interruption progressive rend donc le métal jaune moins attrayant aux yeux des investisseurs.

L'or est ainsi tombé jeudi à son plus bas niveau depuis trois semaines, à 1320,57 dollars l'once. L'argent, considéré comme une alternative bon marché à l'or, a également chuté, atteignant jeudi un plus bas en cinq semaines, à 20,14 dollars l'once.

Les autres métaux précieux ont eux aussi été entraînés, le platine et le palladium tombant jeudi à leurs plus bas niveaux depuis trois semaines, à respectivement 1.422,60 dollars l'once et 746,05 dollars l'once - malgré le fait que la grève dans les mines de platine en Afrique du Sud dure toujours.

L'or s'est finalement quelque peu redressé vendredi, à la faveur d'une recrudescence des tensions entre la Russie et les États-Unis au sujet de la Crimée.

Le palladium dopé par la création d'un fonds d'investissement

Le palladium a effectué un rebond spectaculaire vendredi, grimpant jusqu'à 799,40 dollars l'once, son niveau le plus élevé depuis début août 2011.

Le cours de ce métal a été dopé par l'annonce de la mise en route fin mars d'un nouveau ETF («exchange-traded fund») spécialisé dans le palladium par la banque sud-africaine Absa.

Les ETF sont des fonds d'investissement adossés à des stocks physiques de métal qui permettent aux investisseurs de bénéficier de l'évolution de l'actif concerné sans pour autant le détenir.

«Si l'ETF sur le palladium connaît le même succès que l'ETF d'Absa Capital sur le platine, qui a été lancé fin avril 2013, une grande part de l'offre pourrait être retirée du marché, contribuant ainsi à une augmentation notable du prix du palladium», ont expliqué les experts de Commerzbank.




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