Québec négocie avec des fonds souverains pour exploiter une mine de diamants

«C'est clair que d'aller chercher des investisseurs qui... (PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE)

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«C'est clair que d'aller chercher des investisseurs qui veulent investir dans Stornoway, c'est un défi pour Ressources Québec [filiale d'IQ]. C'est difficile de trouver 1 milliard au Québec », a dit hier Mario Albert, PDG d'Investissement Québec.

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André Dubuc
André Dubuc
La Presse

Le bras investisseur du gouvernement du Québec a entrepris des discussions avec des fonds souverains du Moyen-Orient afin de compléter le financement nécessaire à l'exploitation de la mine de diamants Renard, de Stornoway Diamond, dans les monts Otish, au nord de Chibougamau.

«J'étais à Londres récemment, on a rencontré des fonds d'investissement du Moyen-Orient, de l'Inde, a dit Mario Albert, PDG d'Investissement Québec (IQ), dans un point de presse hier. Ces gens ont beaucoup d'argent et ils veulent venir en Amérique du Nord pour se diversifier. Ils comprennent qu'il y a un potentiel économique important et une stabilité en Amérique du Nord.»

M. Albert prenait la parole devant la chambre de commerce du Montréal métropolitain. Son allocution portait sur les moyens qu'Investissement Québec met de l'avant afin de stimuler l'investissement.

IQ détient 34% du gisement diamantifère Renard de la société Stornoway. Il faut 1 milliard de dollars pour lancer l'exploitation de la mine. IQ est prêt en avancer une partie, mais les partenaires se font prier.

«C'est clair que d'aller chercher des investisseurs qui veulent investir dans Stornoway, c'est un défi pour Ressources Québec [filiale d'IQ]. C'est difficile de trouver 1 milliard au Québec», a laissé tombé M. Albert.

Le patron d'Investissement Québec souhaite maintenant convaincre des fonds étrangers d'investir de 200 à 300 millions en échange d'une participation minoritaire dans le projet. Il est toutefois hors de question de leur donner le contrôle sur l'exploitation de la ressource. «Le gouvernement a des objectifs très clairs à ce propos», a-t-il pris soin de préciser.

Le financier est resté évasif sur la suite des choses. «Les choses vont bien, les choses avancent. Dans pas si longtemps, on va être en mesure de faire état des progrès dans ce dossier.»

Investir dans des PME

Mario Albert a également annoncé que son organisme allait dorénavant investir dans le capital-actions des PME. Il souhaite faire de 10 à 15 investissements de l'ordre de 2 à 5 millions par année.

Cette stratégie, une nouveauté pour IQ et même pour la Société générale de financement avec qui elle a fusionné, s'inscrit à merveille dans la volonté du gouvernement d'appuyer les entreprises prometteuses, appelées aussi gazelles.

Le haut fonctionnaire de carrière a également parlé de revoir l'organisation des 12 bureaux étrangers d'Investissement Québec. Il aimerait que ces bureaux couvrent des zones géographiques délaissées comme l'Amérique du Sud et l'Afrique. Certains bureaux, que M. Albert n'a pas voulu identifier, performent en deçà des attentes. «À la fin du processus, je serais surpris qu'on ait moins de bureaux à l'étranger. Il pourrait y en avoir plus», a-t-il dit en réponse à la question d'un journaliste sur l'impact de cet exercice d'optimisation.

M. Albert a aussi précisé que la société d'État, qui a un actif sous gestion de 3,6 milliards, allait consacrer 75 millions par année au capital de risque et a confirmé une nouvelle fois que la filiale SOQUEM (Société québécoise d'exploration minière) dispose d'une enveloppe de 100 millions au cours des trois prochaines années pour stimuler les activités d'exploration au Québec.




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