Le pétrole bondit sur fond de tensions géopolitiques

Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour... (PHOTO DAVID MCNEW, ARCHIVES REUTERS)

Agrandir

Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en mars a grimpé de 2,13 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) pour s'établir à 102,43 dollars, un niveau plus atteint depuis le 10 octobre.

PHOTO DAVID MCNEW, ARCHIVES REUTERS

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
NEW YORK

Le prix du pétrole new-yorkais s'est envolé à son plus haut niveau en quatre mois mardi, profitant de tensions géopolitiques dans plusieurs pays producteurs de brut, d'un hiver américain toujours rigoureux et de l'anticipation d'une nouvelle baisse des stocks à Cushing.

Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en mars a grimpé de 2,13 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) pour s'établir à 102,43 dollars, un niveau plus atteint depuis le 10 octobre.

Le marché se prépare à l'annonce d'un nouveau recul des réserves de brut à Cushing (Oklahoma), où est entreposé le brut servant de référence au WTI, selon l'analyste indépendant Andy Lipow. Cette baisse serait la conséquence directe de la mise en route fin janvier de la partie de l'oléoduc Keystone reliant cette ville aux raffineries du golfe du Mexique.

Les investisseurs attendent la confirmation de cette intuition jeudi, le département de l'Énergie dévoilant cette semaine son rapport hebdomadaire sur les réserves de produits pétroliers aux États-Unis un jour plus tard qu'habituellement en raison du lundi férié.

Le cours du WTI a aussi profité de la réapparition de «poches de tensions géopolitiques», a remarqué Matt Smith, de la lettre d'informations pétrolières The Daily Distillation.

«Le flux de production en Libye reste sous les 400 000 barils par jour», en raison de mouvements de protestation entravant l'extraction et l'acheminement du brut, et «des violences au Nigeria se propagent au Niger et au Cameroun», a-t-il relevé.

«Le Soudan du Sud s'est ajouté à la liste des inquiétudes actuelles», a ajouté Tim Evans de Citi: les rebelles ont lancé mardi matin une vaste offensive pour reprendre aux forces gouvernementales la ville stratégique de Malakal, capitale de l'État pétrolier du Haut-Nil (nord-est), faisant voler en éclats le cessez-le-feu signé laborieusement fin janvier par les belligérants.

De l'autre côté de l'Atlantique, les troubles au Venezuela, important importateur de produits raffinés américains, participaient aussi à la progression du baril de WTI, selon Carl Larry de Oil Outlooks and Opinion: partisans du pouvoir et de l'opposition participaient mardi à une nouvelle journée de mobilisation, six jours après de violentes échauffourées qui avaient fait trois morts et plus de 60 blessés dans la capitale.

Par ailleurs, «la persistance du temps froid aux États-Unis soutient la demande» en produits pétroliers, a souligné Andy Lipow. «Malgré le gel et l'entrée en saison de maintenance, les raffineries continuent d'évoluer à une cadence élevée pour cette période de l'année.»




Les plus populaires : Affaires

Tous les plus populaires de la section Affaires
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer