Un consortium auquel participe SNC-Lavalin obtient un contrat en Arabie Saoudite

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Un consortium auquel participe la firme d'ingénieurs SNC-Lavalin (T.SNC) a décroché un contrat de 764 millions $US en Arabie saoudite dont la part de la firme d'ingénierie montréalaise est évaluée à 500 millions $US.

L'accord, annoncé mardi, consiste en la construction d'une grande usine d'acide sulfurique et de deux centrales électriques.

SNC-Lavalin et son partenaire Sinopec Engineering Group (SEG) fourniront les services d'ingénierie, d'approvisionnement, de construction, de mise en service et de démarrage pour l'usine de trois chaînes de production d'une capacité quotidienne de 15 150 tonnes métriques.

L'accord porte en outre sur deux centrales électriques de 75 mégawatts qui récupéreront la chaleur générée par l'usine d'acide sulfurique.

Ce contrat s'inscrit dans le cadre du projet de phosphate Waad Al Shamal de Ma'aden, qui prévoit la transformation du minerai de phosphate d'une mine en divers produits finis, principalement pour le secteur de l'agriculture.

L'usine d'acide devrait ouvrir au cours du quatrième trimestre de 2016 et sera un des plus grands complexes de ce genre, a indiqué mardi SNC dans un communiqué.

Pierre Lacroix, des Desjardins marchés des capitaux, croit que ce contrat, accordé en décembre, sera bien reçu de la part des actionnaires de SNC-Lavalin puisqu'il gonflera le carnet de commandes de l'entreprise, qui était de 9 milliards au troisième trimestre.

«Nous suggérons aux actionnaires de saisir cette opportunité de reconsidérer l'action (de SNC) qui a reculé de 10% au cours des dernières semaines», écrit l'analyste dans un rapport.

Selon lui, l'action de SNC-Lavalin devrait progresser au cours des six prochains mois en raison de plusieurs éléments qui jouent en faveur de la firme d'ingénierie.

M. Lacroix fait notamment référence à une entente avec le gouvernement québécois lui permettant de soumissionner sur des contrats publics, la vente d'AltaLink ainsi que des contrats, comme celui d'un système léger sur rail à Waterloo, en Ontario, évalué à 800 millions de dollars.

Cette annonce est également positive pour la firme montréalaise, d'après Sara O'Brien, de RBC Marchés des capitaux.

«C'est une victoire significative pour le secteur minier de SNC-Lavalin compte tenu notamment de l'ampleur du projet», écrit l'analyste dans une note envoyée par courriel.

SNC-Lavalin se présente comme un leader de l'industrie de l'acide sulfurique. Elle a piloté des projets d'installation pour plus de 60 usines dans le monde ces 25 dernières années.

Ma'aden se décrit quant à elle comme une société minière et métallurgique qui explore et traite une vaste gamme de produits de base comme l'or, le phosphate, l'aluminium, le magnésium et bauxite à faible teneur en minerais industriels.

L'action de SNC-Lavalin a pris mardi 1 cent à la Bourse de Toronto, pour clôturer à 45,70 $.




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