La croissance du Canada passe par les oléoducs, selon le FMI

L'Alberta est assise sur la troisième réserve de... (Photo Daniel Acker, Archives Bloomberg)

Agrandir

L'Alberta est assise sur la troisième réserve de pétrole de la planète mais elle peine à exporter son pétrole, faute d'oléoducs suffisants pour l'acheminer vers les marchés en demande.

Photo Daniel Acker, Archives Bloomberg

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse

La situation économique du Canada va s'améliorer en 2014 mais la construction de nouveaux oléoducs pour transporter le pétrole canadien vers de nouveaux marchés est essentielle pour assurer la croissance, a estimé lundi le Fonds Monétaire international (FMI).

La croissance devrait s'accélérer au Canada en 2014 pour atteindre 2,25%, contre 1,75% en 2013, grâce à la reprise prévue aux États-Unis qui stimulera les exportations canadiennes, selon les prévisions du FMI.

Dans son rapport annuel sur l'économie canadienne, le FMI avertit toutefois que «la hausse de la croissance de la productivité et l'accès du marché aux ressources énergétiques du Canada sont essentiels pour doper le potentiel de croissance».

«Le secteur énergétique pourrait être une source de risques à la fois baissiers et haussiers, ce qui dépend largement des progrès accomplis pour remédier aux goulets d'étranglement de l'infrastructure», indique le FMI.

L'Alberta est assise sur la troisième réserve de pétrole de la planète mais elle peine à exporter son pétrole, faute d'oléoducs suffisants pour l'acheminer vers les marchés en demande.

Le gouvernement canadien pousse notamment à la construction de l'oléoduc Keystone XL, qui acheminerait le pétrole de l'Alberta vers les raffineries américaines du golfe du Mexique, au Texas. L'administration américaine a estimé vendredi que la construction de cet oléoduc très controversé n'aurait pas d'impact environnemental majeur, en particulier sur le climat, une conclusion qui ouvre la voie à l'éventuel feu vert du président américain, Barack Obama.

Le FMI estime par ailleurs que la croissance économique canadienne reste modeste et qu'elle est trop dépendante de la consommation des ménages et de la construction résidentielle, alors que les exportations demeurent faibles.

Il note aussi qu'en dépit de la dépréciation du taux de change du dollar canadien, les exportations du Canada, hormis celles du secteur énergétique, «sont restées bien inférieures aux niveaux atteints lors de récessions précédentes».

«Ces faibles niveaux d'exportation témoignent non seulement de la lenteur de la reprise de la demande extérieure mais aussi des nouveaux enjeux de la compétitivité», ajoute le FMI.

Le FMI rappelle aussi que le ratio d'endettement des ménages a atteint un nouveau pic historique à la fin de 2013 et que les prix des logements restent surévalués, bien qu'il existe d'importantes disparités régionales.

Il souligne finalement que le déficit budgétaire du gouvernement fédéral «a diminué plus rapidement que prévu sous l'effet d'une meilleure maîtrise des dépenses» et que ce dernier est en bonne voie de renouer avec l'équilibre budgétaire en 2015.




À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer