Le pétrole poursuit sa hausse

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Outre le gazole, ces stocks incluent le fioul de chauffage et sont très surveillés alors que les États-Unis connaissent cette année un hiver particulièrement rigoureux.

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Agence France-Presse
Londres

Les prix du pétrole continuaient sur leur lancée mercredi en cours d'échanges européens, toujours portés par l'amélioration des perspectives économiques mondiales et donc de la demande d'or noir de la planète.

Vers 11h00 GMT (6h00 à Montréal), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars valait 107,39 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 66 cents par rapport à la clôture de mardi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour la même échéance gagnait 42 cents, à 95,39 dollars, après avoir atteint 94,71 dollars, un plus haut depuis le 3 janvier.

«Le Brent se hissait au-dessus des 107 dollars le baril mercredi après des prévisions indiquant que la demande mondiale de pétrole augmentera plus que prévu cette année alors que s'accélère la croissance économique dans les pays industrialisés», expliquaient les analystes d'Investec.

Les cours du brut continuaient en effet de bénéficier mercredi du relèvement des prévisions de demande mondiale de brut par l'Agence internationale de l'énergie (AIE), qui les avait déjà dopés mardi.

Cette année, l'AIE s'attend désormais à une consommation mondiale record d'or noir de 92,5 millions de barils par jour (mbj), contre 92,1 mbj prévus en décembre, soit 1,3 mbj de plus qu'en 2013, selon son rapport mensuel publié mardi.

Cette révision des prévisions est principalement due à l'amélioration du contexte économique mondial qui a été confirmée mardi par le relèvement des prévisions du Fonds monétaire international (FMI) pour la croissance de la planète (à +3,7% en 2014).

«De plus, l'AIE a fait part d'une chute des stocks de pétrole dans les pays de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économique) à 53,6 millions de barils en novembre, la plus forte baisse mensuelle depuis décembre 2011», relevait les économistes de Commerzbank.

«Le marché du pétrole est donc plus étriqué qu'auparavant supposé, ce qui signifie qu'un retour de la Libye et de l'Iran sur le marché serait moins problématique», déduisaient-ils.

La perspective d'une hausse de l'offre de brut en provenance de ces deux pays à plus ou moins long terme avait pesé sur les cours du pétrole ces dernières semaines.

Par ailleurs, en raison d'un jour férié lundi aux États-Unis, le niveau des stocks pétroliers américains lors de la semaine terminée le 17 janvier sera communiqué jeudi au lieu de mercredi par le Département américain à l'énergie.

Selon Lucy Sidebotham d'Inenco, «les analystes s'attendent à une hausse des stocks pour la première fois depuis huit semaines.»

Depuis fin novembre, les stocks de brut américains ont régressé continuellement, d'un total de 41,2 millions de barils.




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