Trois gestionnaires, trois parcours

Mélissa Lessard, directrice de la commercialisation chez Couche-Tard... (Photo Martin Chamberland, La Presse)

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Mélissa Lessard, directrice de la commercialisation chez Couche-Tard

Photo Martin Chamberland, La Presse

Devenir un bon gestionnaire, ça s'apprend! Plusieurs formations existent pour développer des compétences, maîtriser de nouveaux outils et s'améliorer. Trois gestionnaires témoignent de leur expérience.

Mélissa Lessard, directrice de la commercialisation chez Couche-Tard

Au cours de sa carrière, Mélissa Lessard a suivi plusieurs formations à l'interne et obtenu le soutien de mentors. Diplômée en communications de l'Université de Montréal, la femme de 29 ans a également suivi un programme de six jours à l'Institut de leadership en gestion l'hiver dernier. «Les formations destinées aux cadres couvrent souvent une seule facette comme la gestion du stress par exemple, constate-t-elle. Sinon, il y a le MBA ou l'École d'entrepreneurship de Beauce. L'Institut proposait un entre-deux et c'est ce que j'ai trouvé intéressant.»

Sa formation lui a permis d'aiguiser plusieurs petits réflexes dans la façon de s'adresser à un groupe et la gestion de certaines situations. «J'ai aussi découvert de nouvelles manières de faire sortir les idées dans un groupe, indique Mme Lessard. Le plus gros danger qui guette le gestionnaire est de rester dans sa routine. On a beaucoup discuté de créativité et d'innovation, ça a été un aspect très instructif pour moi.» Mme Lessard a également aimé se retrouver avec des participants travaillant dans différents secteurs d'activité. Elle dit avoir beaucoup appris à leur contact.

Guillaume Laforest, directeur financier chez Kruger.... (PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE) - image 2.0

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Guillaume Laforest, directeur financier chez Kruger.

PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

Guillaume Laforest, directeur financier chez Kruger

Comme tous les comptables, Guillaume Laforest doit obligatoirement consacrer aux moins 120 heures à la formation continue chaque trois ans. Jusqu'à récemment, il avait principalement suivi des formations techniques sur divers aspects de la comptabilité. Cela correspondait aux besoins de son travail. «Avec mon nouveau rôle de gestionnaire, j'essaie de développer des compétences différentes, explique l'homme devenu directeur il y a environ deux ans. Quand on étudie à l'université, on ne nous montre pas comment présenter les chiffres, influencer les gens et communiquer avec son équipe, par exemple.» Il souhaite donc en apprendre davantage sur la gestion.

En juillet, il a suivi une formation intensive d'une journée en communication d'influence chez Lord communication managériale. La comptabilité étant un domaine assez complexe pour les non-initiés, il a notamment appris à mieux vulgariser les informations à transmettre. «J'ai maintenant une stratégie de clarté en six étapes, souligne M. Laforest. J'ai pu l'utiliser dès le lendemain de la formation. Comprendre ce que veulent dire les chiffres, c'est difficile pour beaucoup de monde. Je dois être en mesure de bien expliquer pour être capable d'influencer les personnes concernées.»

Denise Merineau, présidente de Brasseur de Montreal.... (PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE) - image 3.0

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Denise Merineau, présidente de Brasseur de Montreal.

PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE

Denise Mérineau, présidente de Brasseur de Montréal

Après 30 ans comme gestionnaire dans une institution financière et 8 ans à la tête de son entreprise, Denise Mérineau assure avoir encore beaucoup de choses à apprendre. Détentrice d'un baccalauréat en finance, d'une maîtrise en administration et d'un certificat en immobilier, elle a aussi suivi plusieurs courtes formations sur des sujets spécifiques au fil des ans. «Les gens qui commencent à travailler et qui perdent leur désir d'apprentissage commencent à régresser, juge-t-elle. Si on tient à évoluer dans sa carrière, il faut avoir la volonté de parfaire ses connaissances. Il faut une curiosité intellectuelle pour devenir un meilleur gestionnaire ou un meilleur entrepreneur.»

Récemment, elle s'est inscrite au programme de formation Accélérateurs coopératifs de croissance itérative (ACCROIT) du Réseau des femmes d'affaires du Québec. «Nous avons ouvert un deuxième établissement et travaillons sur un troisième, indique Mme Mérineau. Personnel, contrôle, gestion, structure, nous connaissons différents problèmes liés à la croissance. J'ai pensé que ça pourrait m'aider d'avoir de bons conseils et de l'accompagnement à travers ça.» Même si sa formation d'un an n'est pas encore terminée, elle a déjà déniché des trucs et ressources utiles pour son entreprise. Les échanges avec les autres participantes sont aussi précieux et instructifs pour elle.




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