Isabelle Côté, détaillante

Après avoir multiplié les emplois en gestion, Isabelle... (Photo Naïve, Patricia St-Cyr)

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Après avoir multiplié les emplois en gestion, Isabelle Côté a décidé, en janvier 2013, de reprendre avec sa soeur l'entreprise familiale, le Centre des roses de Trois-Rivières.

Photo Naïve, Patricia St-Cyr

Mélissa Proulx

Collaboration spéciale

La Presse

Pourquoi avez-vous choisi ce métier ?

Au départ, ce n'était pas dans mes plans de reprendre l'entreprise que mes parents avaient fondée en 1976. À un tournant de ma carrière à Montréal, j'ai eu envie de retourner dans ma région natale mauricienne. Et puis, j'avais l'entrepreneuriat bien ancré en moi et je ressentais le besoin de me lancer en affaires.

En quoi consiste votre travail ?

Je m'occupe de la comptabilité, des achats et du marketing de l'entreprise. Je travaille régulièrement sur le plancher afin de maintenir le lien avec la clientèle et les employés.

Qu'avez-vous fait comme études ?

J'ai fait un DEC en techniques administratives suivi d'un baccalauréat en administration. Après avoir décidé de reprendre l'entreprise familiale, j'ai complété un DEP en horticulture. J'avais déjà les compétences en gestion, mais je voulais être crédible auprès de l'industrie florale et des bailleurs de fonds.

Quel a été votre cheminement professionnel ?

J'ai travaillé dans cinq entreprises de divers secteurs, surtout manufacturiers, comme commis-comptable, réceptionniste et secrétaire de direction. Pendant mon bac, j'ai été auxiliaire de recherche pour des professeurs à l'université, puis coordonnatrice et adjointe administrative d'un organisme paragouvernemental. Après mon DEP, j'ai travaillé dans des pépinières horticoles, j'ai fait des stages en entreprise, avant de finalement acquérir le Centre des roses avec ma soeur.

Décrivez une journée typique de travail.

Mes matinées se concentrent surtout sur la production de bouquets pour des événements spéciaux (funérailles, mariages). Dans les moments d'accalmie en après-midi, je fais du travail administratif et je gère le flux des livraisons. Mon emploi amalgame le calme du travail de bureau à l'étourdissement de la boutique de l'autre côté de la porte.

Quel est votre plus grand défi ?

Les ressources humaines. Comme nous travaillons avec des créateurs, nous devons offrir un bon climat de travail, de la conciliation travail-famille et du confort aux employés afin qu'ils demeurent concentrés sur leurs créations.

Qu'aimez-vous le plus dans ce travail ?

La proximité avec les clients. Nous les accompagnons dans leurs émotions et dans les événements importants de leur vie.

Qu'est-ce que les gens ignorent de votre métier ?

Que la fleuristerie n'est pas aussi calme et apaisante qu'on pourrait le croire. J'entends souvent les gens dire qu'ils veulent être fleuristes à leur retraite. En vérité, c'est un métier qui demande beaucoup de connaissances, qui nécessite d'être debout à longueur de journée et qui exige une grande et une constante créativité.

Quelles sont les qualités et aptitudes requises ?

L'esprit d'analyse, la flexibilité, l'empathie et le sens du service à la clientèle. Mais surtout, la passion du métier.

***

En chiffres

Perspectives d'emploi par profession (2013-2017) : favorables

Personnes en emploi (2012) : 66 000

Taux de chômage (2012) : faible

Demande de main-d'oeuvre (2012-2017) : modérée

Salaire horaire médian : 20,19 $




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