Matthieu Décoste: conseiller en développement durable

Matthieu Décoste... (PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE)

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Matthieu Décoste

PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

Didier Bert

Collaboration spéciale

La Presse

Matthieu Décoste est conseiller en développement durable à l'École Polytechnique de Montréal. Il répond à nos questions sur son métier.

Pourquoi avez-vous choisi ce métier ?

Après avoir travaillé une quinzaine d'années en génie-conseil, je voulais oeuvrer davantage en amont des projets. À l'École Polytechnique de Montréal, je travaille avec les professeurs et les étudiants pour intégrer le développement durable dans les cours.

En quoi consiste votre travail ?

Je m'investis dans de grands projets, qui permettent de donner de la visibilité à notre action, comme améliorer la collecte des matières résiduelles. Il faut aller chercher la mobilisation de tous pour donner une deuxième vie à nos déchets. Je fais aussi de la planification stratégique, par exemple en travaillant avec la direction pour obtenir une certification.

Qu'avez-vous fait comme études ?

J'ai fait un baccalauréat en génie civil à l'École Polytechnique au début des années 90.

Quel a été votre cheminement professionnel ?

Durant mes 15 années en génie-conseil, je réalisais des études d'impact. J'accompagnais mes clients pour élaborer leurs rapports de développement durable. Mais je préfère le faire à l'intérieur d'une organisation : la connaissance du milieu me permet de mieux préparer les changements.

Décrivez une journée typique de travail.

C'est un métier de contacts, que ce soit en personne ou par courriels. Quand le contact est direct, il est important que la rencontre soit agréable, parce que je demande à mes interlocuteurs de réfléchir sur l'intégration du développement durable dans leurs projets. Ils doivent y trouver un gain pour eux, et s'approprier la démarche. Il m'arrive de faire partie de jurys pour des projets étudiants.

Quel est votre plus grand défi ?

Je dois savoir mettre de côté un projet, même important, si le moment n'est pas opportun. Il faut savoir s'adapter et rester positif. Mieux vaut attendre plutôt que de tenter de passer en force. Mon travail vise avant tout à créer une mobilisation.

Qu'aimez-vous le plus dans ce travail ?

J'aime travailler avec les gens pour les accompagner dans le changement. Tout le monde aime le changement, mais il faut bien le préparer. Le développement durable, c'est avant tout de la gestion du changement.

Qu'est-ce que les gens ignorent de votre métier ?

On associe trop souvent le développement durable et l'environnement. Cela culpabilise, car on perçoit cela comme une obligation. Il faut montrer aux gens ce qu'ils font de bien, et comment ils pourraient faire encore mieux... et que cela apporte des bénéfices non seulement environnementaux, mais aussi sociaux et économiques.

Quelles sont les qualités et aptitudes requises ?

Cela nécessite un peu de sens politique. Il faut pouvoir travailler avec différents groupes dans un mode consensuel. L'important est d'être très organisé et de se baser sur l'écoute.

Encadré : Conseiller en développement durable*

Salaire annuel : 63 000 $

Personnes en emploi : 13 000

Perspectives d'emploi (2012-2017) : favorables

Taux de chômage : faible

Demande de main-d'oeuvre (2011-2017) : modérée

* Inclut l'ensemble des conseillers en gestion.

Source : Emploi-Québec

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