Question pour un patron: anticiper l'avenir

«Montréal est une petite grande ville. On a... (PHOTO NINON PEDNAULT, LA PRESSE)

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«Montréal est une petite grande ville. On a des universités, des musées, du transport. Quand le Québec parle, il est écouté», estime Emilio Imbriglio, président et chef de la direction de Raymond Chabot Grant Thornton.

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Emilie Laperrière

Collaboration spéciale

La Presse

La Presse donne la parole aux grands dirigeants du Québec. Chaque semaine, un patron répond à cinq questions posées par le chef d'entreprise interviewé la semaine précédente. Et ainsi de suite. Le président et chef de la direction de Raymond Chabot Grant Thornton, Emilio Imbriglio, répond aujourd'hui aux questions du PDG de L'Oréal Canada, Frank Kollmar.

Q: Vous avez hissé la croissance en tête des priorités en diversifiant les services-conseils et les acquisitions. En quoi cela permet-il de favoriser une croissance durable?

R: Ce sont deux de nos priorités, mais il y en a d'autres, qui sont dictées par le marché. On évolue avec nos clients et leurs besoins. On essaie d'anticiper l'avenir aussi. On a imaginé ce que sera la firme en 2020 et on croit qu'elle sera multinationale, comme toutes les autres entreprises. On veut répondre aux besoins de nos clients du Québec partout dans le monde. C'est pour cela que nous avons différents services. Que ce soit pour trouver des fournisseurs, des partenaires, des clients, nous serons là.

Q: Vous avez enseigné pendant 18 ans aux universités Concordia et McGill. Comment cette expérience vous sert-elle aujourd'hui?

R: Les communications sont au coeur de mon travail. Elles prennent énormément de place. Enseigner m'a appris à garder mon calme devant de grands groupes, à vulgariser et à garder le silence, parfois.

En enseignant au MBA, j'ai compris comment me servir des gens dans la salle. Les idées ne viennent pas seulement de moi, ceux avec qui je travaille ont beaucoup de connaissances. Ça ne m'est pas venu naturellement, j'ai acquis cela au fil des années.

Q: Vous avez déjà parlé du fait que 24 % de vos associés partiront à la retraite au cours des prochaines années. Quels sont les défis de recrutement au sein de votre industrie?

R: En plus d'acquérir des gens de l'externe, on doit développer nos talents à l'interne. On sait déjà d'où viendra la pérennité. Notre secret, c'est qu'on est partout au Québec.

On a également créé une école de formation interne pour s'adapter à notre industrie qui se complexifie et on collabore avec l'École d'entrepreneurship de Beauce. On a aussi deux programmes, Leaders de demain et TGV, pour développer les talents de nos futurs leaders.

C'est à eux de choisir les compétences à acquérir.

Q: Vous êtes né et avez grandi sur le Plateau-Mont-Royal à Montréal et vous êtes impliqué dans votre communauté. Qu'est-ce que cette expérience montréalaise vous apporte en tant que membre du comité Leadership de Grant Thornton International?

R: J'ai grandi à l'intérieur du multiculturalisme. Je suis né un an après que mes parents soient arrivés ici. Mes voisins étaient francophones et j'ai étudié en anglais. Je parle quatre langues couramment et j'en comprends d'autres.

Grâce à ça, j'ai développé rapidement au sein de Grant Thornton des amitiés à l'international. Montréal est une petite grande ville. On a des universités, des musées, du transport. Quand le Québec parle, il est écouté. RCGT est troisième dans tout le réseau, derrière les États-Unis et le Royaume-Uni. On est un point de référence et on est très respecté. D'ailleurs, on accueille du 21 au 25 octobre la conférence annuelle de Grant Thornton International. C'est la première fois que l'événement se tient à Montréal; 800 délégués de partout dans le monde seront présents.

Q: Quelle est votre passion en dehors du monde des finances?

R: Je ne veux pas paraître cliché, mais je suis une personne qui aime donner. J'aide mes filles, je leur donne des conseils et je les soutiens. Je donne aussi à la communauté. Au quotidien, je donne mon coeur et ma tête à nos clients.

Sur une note plus personnelle, j'aime depuis longtemps la Renaissance italienne. J'étudie l'architecture, la peinture et la littérature de cette époque et j'essaie de trouver comment m'en inspirer et implanter les meilleures idées ici. J'aime aussi beaucoup la cuisine italienne.

Et ses bons vins!

Le parcours d'Emilio Imbriglio en bref

> Âge: 55 ans

> Études: Il est titulaire d'un baccalauréat en commerce, d'un diplôme de deuxième cycle en comptabilité et d'une maîtrise en administration des affaires. Il est aussi comptable agréé et examinateur agréé en matière de fraudes.

> PDG depuis: avril 2013

> Nombre d'employés: 2400

> Avant d'être président: il a notamment été professeur.

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À lire la semaine prochaine: le grand chef Relais




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