Portrait: Karine Fournier, ergothérapeute au privé

Montréal, à Mont-Royal, à Saint-Eustache, à Sainte-Julie et... (PHOTO CATHERINE LEFEBVRE, COLLABORATION SPÉCIALE)

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Montréal, à Mont-Royal, à Saint-Eustache, à Sainte-Julie et à Saint-Hyacinthe.

PHOTO CATHERINE LEFEBVRE, COLLABORATION SPÉCIALE

Martine Letarte

Collaboration spéciale

La Presse

Pourquoi avez-vous choisi cette profession?

Pour voir la personne dans son environnement global: moteur, affectif, sensoriel, cognitif. J'ai choisi de travailler avec les enfants parce que plus on prend quelqu'un tôt, plus on voit d'impacts, alors c'est très stimulant.

En quoi consiste votre travail?

Je regarde le besoin du parent, puis j'évalue l'enfant. Parfois, après avoir travaillé sur un premier objectif, on travaille sur un autre.

Qu'avez-vous fait comme études?

Un baccalauréat en ergothérapie, mais maintenant, on exige la maîtrise. Je fais toujours des formations sur les nouvelles approches. Les parents sont très à l'affût!

Quel a été votre cheminement professionnel?

J'ai travaillé six mois avec une clientèle adulte, puis j'ai été embauchée à la clinique L'ergothérapie de la maison à l'école en 2002. J'ai fondé le bureau de L'Assomption en 2005.

Décrivez une journée typique de travail.

J'ai le meilleur des deux mondes, puis que je continue à voir des clients et comme associée, je décide des formations à privilégier en prenant le pouls de mon équipe. Les quarts de travail sont de 8 h à 14 h et de 14 h à 20 h. Nous avons une bonne flexibilité pour l'organisation des horaires. Il m'arrive de rencontrer des clients les fins de semaine. Certaines périodes sont plus occupées; ça suit le rythme du calendrier scolaire. Je donne aussi des formations dans des écoles, des CPE et à des parents.

Quel est votre plus grand défi?

Beaucoup de gens gravitent autour de l'enfant et c'est parfois essoufflant d'essayer de coordonner tout le monde. Il faut aussi être capable de mettre ses limites et de conseiller au parent parfois d'aller chercher de l'aide pour lui-même.

Qu'aimez-vous le plus dans ce travail?

Chacun a ses défis et il y a énormément de possibilités d'innover. J'ai une belle liberté d'intervention.

Qu'est-ce que les gens ignorent de votre profession?

L'ergothérapeute n'intervient pas seulement en motricité fine et en adaptation de milieux de travail. Je peux aider un enfant à interagir sur le plan social, à faire du vélo, à développer sa calligraphie, à s'organiser, à trouver un stage; j'interviens dans tout ce qui touche à l'autonomie fonctionnelle.

Quelles sont les qualités et aptitudes requises?

Une bonne imagination, car le jeu aide beaucoup l'enfant à progresser, de l'écoute et de l'autonomie.

En chiffres

Perspectives d'emploi (2013-2017): favorables

Taux de chômage en 2012: faible

Demande de main-d'oeuvre (2012-2017): élevée

Salaire horaire médian estimé au Québec (2011-2013): 30,00 $

Source: Emploi-Québec, Information sur le marché du travail




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