Portrait: Serge Tardif, coordonnateur des achats regroupés

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Serge Tardif est coordonnateur des achats regroupés au Centre collégial des services regroupés.

PHOTO PASCAL RATTHÉ, LE SOLEIL

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Josianne Haspeck

Collaboration spéciale

La Presse

Pourquoi avez-vous choisi ce métier?

J'ai toujours été sensible à la valeur de l'argent. Lorsque j'ai terminé mes études universitaires, je me suis dirigé vers le secteur de l'approvisionnement, car j'aime le volet négociation.

En quoi consiste votre travail?

Je coordonne tous les appels d'offres et le travail des conseillers sous ma gouverne pour les mener à bien.

Qu'avez-vous fait comme études?

J'ai obtenu un baccalauréat en administration des affaires en 1987 avec une orientation en gestion des opérations. J'ai entamé une maîtrise en administration publique, mais je ne l'ai pas terminée.

Quel a été votre cheminement professionnel?

À la sortie de mes études, j'ai travaillé en approvisionnement dans une entreprise de distribution de matériel sportif et pour l'achat de matières premières dans le secteur manufacturier. Ça manquait de sens de faire des achats pour le privé, alors j'ai fait le saut vers le public. J'ai travaillé pendant 13 ans pour le réseau de la santé. Je travaille depuis trois ans pour le réseau de l'éducation, avec le Centre collégial des services regroupés, un regroupement libre d'établissements et d'organismes des réseaux de l'éducation créé pour mettre en commun des services et réaliser des économies.

Décrivez une journée typique de travail.

C'est un travail de communication avec la clientèle et le politique, soit les ministères, le Conseil du trésor et les organismes publics. Il faut vendre notre démarche, qui est d'amener une économie de temps, d'argent et une meilleure qualité de produit. C'est une solution aux coupes budgétaires.

Quel est votre plus grand défi?

Le plus grand défi consiste à faire reconnaître la valeur ajoutée de l'approvisionnement. L'approvisionneur a une vision stratégique.

Qu'aimez-vous le plus dans ce travail?

J'aime voir les gains qu'on apporte. C'est de voir que la négociation pour 30 millions en valeur d'ordinateurs a amené de 10 à 15 % d'économie, ce qui a permis d'acheter 5000 ordinateurs de plus. Le gain est direct. Comme contribuable, ça me plaît.

Qu'est-ce que les gens ignorent de votre métier?

Les gens ignorent les pressions des lois et des règlements qui nous pendent au bout du nez comme la reddition de comptes. Le dédoublement de tâches (la même reddition, mais à plusieurs niveaux) alourdit notre travail.

Quelles sont les qualités et aptitudes requises?

Il faut un sens des communications. Il importe de faire preuve d'intégrité, d'un sens de l'équité poussé et d'une capacité à innover.

En chiffres

Perspectives d'emploi (2013-2017) : favorables

Taux de chômage (2012) : faible

Demande de main-d'oeuvre (2012-2017) : modérée

Revenu annuel d'emploi (2010) : 73 000 $*

* Selon le Centre collégial de services regroupés, le titre de professionnel en gestion de la chaîne d'approvisionnement (PGCA) permet d'aller chercher une bonification de fonction et de salaire (dans le privé). Par exemple, les PGCA au privé sont, pour la plupart, des cadres supérieurs ou des superviseurs élevés dans la hiérarchie, avec un salaire de 20 000 $ de plus que leurs collègues qui ne possèdent pas le titre. Le dernier sondage des salaires moyens indiquait, en 2013, qu'ils se situaient autour de 71 000 $ au Canada, avec une bonification d'environ 20 000 $ pour les PGCA.

Sources : Emploi-Québec - Information sur le marché du travail et le Centre collégial de services regroupés




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