Portrait: Philippe Brasseur, enseignant électricien

Philippe Brasseur, enseignant électricien, avec deux de ses... (PHOTO CATHERINE LEFEBVRE, COLLABORATION SPÉCIALE)

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Philippe Brasseur, enseignant électricien, avec deux de ses élèves.

PHOTO CATHERINE LEFEBVRE, COLLABORATION SPÉCIALE

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Josianne Haspeck

Collaboration spéciale

La Presse

Pourquoi avez-vous choisi ce métier?

Je travaillais à temps partiel comme pompier et j'offrais de la formation à mes confrères. J'aimais transmettre des connaissances aux élèves. Un de ceux-ci était enseignant et pompier volontaire et m'a demandé pourquoi je ne devenais pas enseignant. Il a semé une graine.

En quoi votre travail consiste-t-il?

J'enseigne les objectifs du programme de diplôme d'études professionnelles (DEP) en électricité à un groupe d'élèves.

Qu'avez-vous fait comme études?

J'ai réussi un DEP en électricité au début des années 90. Vers l'an 2000, j'ai réalisé une Attestation d'études collégiales en automatisation et instrumentation au Collège Édouard-Montpetit. J'ai commencé mon bac en enseignement professionnel à l'Université de Sherbrooke en 2010. Je le poursuis en formation à distance avec l'Université du Québec à Rimouski depuis 2013.

Quel a été votre cheminement professionnel?

En même temps que j'ai commencé à être pompier à temps partiel, j'ai travaillé comme électricien pendant quatre ans avant d'être technicien en instrumentation dans l'industrie alimentaire. J'ai ensuite de nouveau travaillé comme électricien pendant huit ans tout en poursuivant ma carrière de pompier et en continuant à dispenser de la formation à mes confrères. Depuis 2010, je suis directeur du service de sécurité incendie de Roxton Pond et de Sainte-Cécile-de-Milton et enseignant électricien.

Décrivez une journée typique de travail.

J'enseigne à deux groupes de 22 élèves. Après une heure ou deux de théorie, où je leur explique les objectifs à atteindre dans la journée, je dirige les élèves vers un module de pratique où ils pourront s'exercer à exécuter la notion du jour comme le cintrage des conduits avec la bonne technique et le bon outil.

Quel est votre plus grand défi?

Ma priorité personnelle est de faire en sorte que le jeune puisse trouver un emploi dans lequel il va se réaliser, cheminer et construire sa vie.

Qu'aimez-vous le plus dans ce travail?

J'aime être avec les gens, partager du temps avec eux et leur transmettre non seulement des connaissances, mais des expériences de travail pour leur donner le goût de pratiquer le métier d'électricien.

Qu'est-ce que les gens ignorent de votre métier?

Les gens oublient la proximité qu'on a avec les élèves, qui eux, vivent des problèmes d'apprentissage ou personnels. Pour eux, l'école devient un fardeau. C'est très énergivore. Quand on travaille en construction, on arrive à la maison et on peut passer à autre chose; pas quand on travaille avec des gens.

Quelles sont les qualités et aptitudes requises?

Il faut faire preuve de disponibilité, d'accessibilité et d'écoute. En formation professionnelle, on a une proximité avec l'élève. On l'assiste carrément dans ses apprentissages.

En chiffres

Perspectives d'emploi (2013-2017) : favorables

Taux de chômage (2012) : faible Demande de main-d'oeuvre (2012-2017) : modérée

Revenu annuel d'emploi (2010) : 60 000 $

Source : Emploi-Québec Information sur le marché du travail




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