Une maîtrise en génie sans être ingénieur!

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Photo Robert Skinner, Archives La Presse

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Martine Letarte

Collaboration spéciale

La Presse

Q: «Quel est le taux de placement et quelles sont les conditions de travail après une maîtrise en génie industriel? Est-ce intéressant seulement pour les ingénieurs? J'ai réalisé des études universitaires dans le domaine de la santé et je me suis spécialisée en ergonomie et dans la méthode lean.» - Jennifer

R: À Polytechnique Montréal, la maîtrise en génie industriel attire des ingénieurs industriels, des ingénieurs d'autres spécialités, comme biomédical, civil et mécanique, mais aussi des gens provenant d'autres disciplines comme les sciences et l'administration.

L'étudiant à la maîtrise en génie industriel s'inscrit dans un axe de spécialisation. Il a le choix entre ergonomie, logistique, production à valeur ajoutée, management de la technologie, gestion du changement technologique et de l'organisation, puis gestion de projets technologiques.

«Les étudiants arrivent avec des profils très variés, puis la maîtrise diffère aussi selon l'axe de spécialisation choisi, alors ce que l'étudiant fera comme travail par la suite varie aussi énormément», explique Nathalie de Marcellis-Warin, professeure en génie industriel à Polytechnique Montréal.

L'établissement de formation encadre l'étudiant dans son choix d'axe de spécialisation et de cours, puis regarde si l'étudiant a besoin d'une mise à niveau pour entreprendre le programme.

Plusieurs secteurs d'activité peuvent s'intéresser aux finissants de la maîtrise en génie industriel.

«Par exemple, les finissants de la spécialité production à valeur ajoutée travaillent souvent dans le secteur manufacturier, indique Mme de Marcellis-Warin. La spécialisation ergonomie est aussi demandée parce que plusieurs organisations dans différents domaines investissent en santé et sécurité et elles ont besoin de spécialistes. La gestion de projets est aussi très demandée par différents types d'entreprise. D'autres profils d'étudiants souhaitent acquérir des outils de plus pour optimiser les façons de faire de leur organisation et choisissent par exemple la spécialisation management de la technologie.»

D'ailleurs, les cours de la maîtrise se donnent toujours après 16h puisque la majorité des étudiants du profil cours font le programme à temps partiel et travaillent à temps plein.

«Cela donne des classes très intéressantes avec des gens de profils et d'expériences très variés», précise la professeure.

Polytechnique Montréal n'a pas de statistiques à propos du taux de placement de sa maîtrise, mais l'enquête gouvernementale La relance à l'université fournit des statistiques pour les maîtrises en génie industriel et administratif à l'échelle du Québec. En janvier 2013, 84% des diplômés de 2011 étaient en emploi, dont près de 96% à temps plein, et 76% travaillaient dans un domaine en lien avec leur diplôme. Leur salaire hebdomadaire brut moyen était de 1147$. Près de 9% étaient aux études et 7% étaient à la recherche d'un emploi.

Question d'actualité

Q : Comment se placent les diplômés du baccalauréat en génie industriel?

R : À Polytechnique, en mai 2013, les diplômés de 2012 étaient tous en emploi, excepté neuf d'entre eux qui ont poursuivi leurs études aux cycles supérieurs. Au Québec, en janvier 2013, 86% des diplômés de 2011 du baccalauréat en génie industriel et administratif étaient en emploi à temps plein et 81% travaillaient dans un domaine en lien avec leur diplôme. Leur salaire hebdomadaire brut moyen était de 1136$. Près de 11% étaient aux études et près de 2% étaient à la recherche d'un emploi.

Sources: Polytechnique et La relance à l'université




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