Éreintant, le travail de tailleur de pierre?

Un briqueleur sur un chantier de construction... (PHOTO ALAIN DION, LA VOIX DE L'EST)

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Un briqueleur sur un chantier de construction

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Martine Letarte

Collaboration spéciale

La Presse

(Question de travail) Q : «J'ai 34 ans et je m'intéresse au diplôme d'études professionnelles (DEP) en taille de pierre. Est-ce que le métier est dur à pratiquer physiquement? En quoi consistent les tâches? Est-ce qu'une femme, même à un certain âge, peut y arriver? Qu'en est-il du placement et du salaire moyen?» - Magali

R : Le DEP Taille de pierre est offert seulement au Centre de formation professionnelle Le Granit, à Lac-Mégantic. Quelques personnes obtiennent leur diplôme chaque année. Maxime Picard, enseignant, indique que les diplômés peuvent travailler dans différents types d'entreprises et que les conditions de travail varient.

«C'est certain que c'est un travail qu'on fait debout et on doit manipuler des outils et cela prend une certaine forme physique, indique-t-il. Toutefois, les usines sont bien équipées et il y a par exemple, des ponts roulants qui évitent aux travailleurs de lever les pierres. Les femmes peuvent pratiquer le métier sans problème.»

Il remarque que la plupart des emplois offerts aux diplômés sont dans le domaine de la fabrication de comptoir de cuisine et de revêtement intérieur.

«Nos diplômés peuvent opérer des machines pour scier, ou encore, ils font de la finition ou de l'installation», explique Maxime Picard. Du travail se trouve également dans le domaine de la fabrication de pièces architecturales.

«Des fabricants d'arches et de moulures en pierre pour le résidentiel et le commercial par exemple embauchent nos diplômés, indique Maxime Picard. Les fabricants de pierres de maçonnerie sont aussi des employeurs. On trouve aussi des emplois dans le domaine de la fabrication de monuments funéraires et de columbariums où les travailleurs sont amenés à tailler, graver et polir; c'est un travail assez complexe.»

Il y a aussi la possibilité de travailler dans le domaine de la réparation et la restauration en atelier d'ouvrages en pierre.

«En sortant de l'école, les diplômés ne gagnent pas tous 20$ l'heure, mais après une année ou deux d'expérience, ils l'atteignent, indique Maxime Picard. Par contre, certains emplois sont saisonniers.»

Pour travailler sur des chantiers de construction comme maçon, il faut plutôt réaliser le DEP Briquetage-maçonnerie, puis se trouver une garantie d'emploi d'un minimum de 150 heures chez un employeur inscrit à la Commission de la construction du Québec (CCQ) pour obtenir le certificat de compétence apprenti.

«Avec le DEP Briquetage-maçonnerie, les élèves apprennent la base de la taille de pierre, indique Chantal Dubeau, directrice de la formation professionnelle à la CCQ. Pour développer davantage leurs compétences dans le domaine, ils peuvent faire l'attestation de spécialisation professionnelle (ASP) Restauration de maçonnerie dans laquelle ils apprennent à travailler sur des ouvrages complexes.»

Question d'actualité

Q : Quelles sont les perspectives d'emploi et le salaire moyen des briqueteurs-maçons?

R : En juin 2012, 78,5% des diplômés de 2011 du DEP Briquetage-maçonnerie étaient en emploi. Ils étaient 7,5% à la recherche d'un emploi et le salaire hebdomadaire moyen brut était de 722$. En 2012, 5313 briqueteurs-maçons étaient actifs sur les chantiers au Québec. La CCQ considère que le bassin de briqueteurs-maçons montre un bon taux de disponibilité.

Sources: Enquête La relance au secondaire en formation professionnelle et CCQ.

Vous avez des questions sur le monde de l'emploi? Écrivez-moi à : mletarte@lapresse.ca




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