Portrait: Alexandre Morissette, officier de navigation

Depuis 2010, Alexandre Morissette navigue sur les bateaux... (Photo Yan Doublet, Le Soleil)

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Depuis 2010, Alexandre Morissette navigue sur les bateaux de Nunavut Eastern Arctic Shipping dans le Grand Nord.

Photo Yan Doublet, Le Soleil

Marie Lambert-Chan
La Presse

Pourquoi avez-vous choisi ce métier?

Auparavant, j'étais opticien d'ordonnances. Je trouvais cet emploi monotone, alors j'ai décidé de partir à l'aventure.

En quoi consiste votre travail?

La tâche principale de chaque officier de navigation est de veiller à la bonne navigation du bateau. On effectue des veilles au radar. On s'assure que le navire n'entre pas en collision avec des glaces ou d'autres bateaux. Après, tout dépend du grade. En tant que troisième officier, je m'occupe de l'inspection et du maintien de l'équipement de sécurité. Il m'arrive aussi d'être deuxième officier. Je trace alors les routes du navire, je surveille les obstacles sur notre parcours et je suis responsable des équipements de la passerelle de navigation.

Qu'avez-vous fait comme études?

Un DEC en techniques d'orthèses visuelles au cégep Édouard-Montpetit et un DEC en navigation à l'Institut maritime du Québec (IMQ). Je termine actuellement une autre formation pour obtenir mon brevet de premier officier.

Quel a été votre cheminement professionnel?

J'ai travaillé comme opticien d'ordonnances de 2004 à 2006. Depuis 2010, je suis officier de navigation pour Nunavut Eastern Arctic Shipping. J'ai aussi été directeur adjoint des opérations pour cette société pendant quelques mois en 2013 au port de Valleyfield.

Décrivez une journée typique de travail.

C'est très variable. Quand le navire est en mer, je fais des quarts de six heures. Je suis sur la passerelle et je m'occupe de la navigation du bateau et des communications. Une fois au port, je surveille les opérations de chargement et de déchargement.

Quel est votre plus grand défi?

Ne pas voir mes amis et ma famille pendant plusieurs mois. Aussi, dans ce milieu, il faut s'adapter à tout, tout le temps: au navire, aux collègues, au cargo, à la météo, à la mer...

Qu'aimez-vous le plus dans ce travail?

J'aime que mon lieu de travail soit à deux minutes de ma chambre! J'apprécie aussi les paysages du Grand Nord, les aurores boréales, les glaciers, les montagnes... Le temps semble s'arrêter.

Qu'est-ce que les gens ignorent de votre métier?

Le grand public ignore la beauté du fleuve Saint-Laurent. Ils l'observent de leur voiture quand ils font de la route, mais nous, nous avons la chance de le voir de l'intérieur. C'est complètement différent.

Quelles sont les qualités et aptitudes requises?

La confiance en soi et la débrouillardise. Il faut savoir gérer son stress, être capable de prendre des décisions rapidement et avoir une bonne écoute. Il faut aussi aimer le travail d'équipe et faire preuve de respect envers les autres.

Personnes en emploi (2011): 700

Perspectives d'emploi (2012-2016): acceptables

Taux de chômage (2011): modéré

Demande de main-d'oeuvre (2011-2016): modérée

Fourchette de revenus annuels: 50 000 à 120 000$

Source: Emploi-Québec, Information sur le marché du travail et Comité sectoriel de main-d'oeuvre de l'industrie maritime




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