Secteur manufacturier: un avenir difficilement prévisible

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La directrice affaires publiques et relations gouvernementales pour Manufacturiers et Exportateurs du Québec, Audrey Azoulay, voit l'avenir d'un oeil optimiste... mais prudent!

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Josianne Haspeck

Collaboration spéciale

La Presse

Optimisme prudent. C'est ainsi que le secteur manufacturier du Québec entrevoit l'avenir. Affectée par une économie en dents de scie, la croissance du secteur ne pourra être liée qu'à la performance des entreprises.

«Depuis quelques mois, on constate une remontée de manière générale au niveau de l'emploi, indique Audrey Azoulay, directrice affaires publiques et relations gouvernementales pour Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ). Il y a une espèce de convergence d'indicateurs qui nous fait penser que le secteur manufacturier progresse.»

En janvier dernier, les livraisons manufacturières ont atteint 500 000$ de progression. À l'échelle canadienne, l'utilisation de la capacité industrielle tend à augmenter. Un bon indicateur du dynamisme économique. Quant à l'indice Ivey des gestionnaires en approvisionnement, qui mesure les variations mensuelles de l'activité économique, il a également connu une hausse. 

L'association reste prudente parce qu'en 2012, le niveau de l'emploi était bon. «On espérait que 2013 garde la même tendance, ce qui aurait été formidable, mais non. Il y a des moments d'optimisme et, soudainement, il y a des périodes plus creuses qui ne suivent pas la tendance. On dirait que la performance du secteur ne sera pas liée à la conjoncture, mais à de la compétitivité», convient-elle.

Depuis quelques années, les économies occidentales ont réalisé que délaisser le secteur manufacturier, c'est renoncer à un pôle fondamental du dynamisme économique. «C'est là que passent l'innovation, la recherche, les nouveaux produits, matériaux et machines, souligne Mme Azoulay. Elles se rendent compte qu'une balance commerciale positive, c'est pas mal quand on veut de la croissance.»

La directrice de MEQ estime que les entreprises qui sont passées à travers la période creuse ont réussi par qu'elles ont un plan de développement. «Sans innovation, sans investissements et sans modernisation en continu, on ne peut pas continuer», conclut-elle.

L'industrie en chiffres

12,1 milliards

La valeur des livraisons manufacturières. Celles-ci ont dépassé en janvier 2014 un niveau qui n'avait pas été observé depuis décembre 2011. 

42,5 milliards

La contribution du secteur manufacturier à l'économie québécoise. Elle ne prend pas en compte tous les services associés à la production industrielle, des services d'ingénierie au transport. 

80,7% 

Le taux d'utilisation de la capacité industrielle. Un signe encourageant avec un quatrième trimestre de hausse, passant progressivement de 79,4% en 2012 à 80,7%, en 2013.

5,6%

Le taux de croissance annuel de l'emploi s'élève à 5,6% de mars 2013 à mars 2014 pour le secteur manufacturier.

4, 7 milliards

Les dépenses en immobilisations sont passées de 6,7 milliards en 2000 à 3,1 milliards en 2009 pour s'élever à 4,7 milliards en 2013, ce qui correspond environ à la moyenne des 15 dernières années.

56 006

Le sous-secteur de la fabrication des aliments emploie 56 006 personnes, ce qui fait de lui le plus important employeur manufacturier du Québec (2012). 

935$

Rémunération hebdomadaire moyenne (incluant les heures supplémentaires) pour le secteur de la fabrication (2012)

Sources: Manufacturiers et Exportateurs du Québec et Institut de la statistique du Québec

Les établissements offrant des programmes liés au secteur manufacturier

Diplôme d'études professionnelles en ferblanterie-tôlerie

> ÉMOICQ

> CFP Paul-Rousseau

> CFP Le Tremplin

> CFP en métallurgie de Laval

> CFP pour Autochtones dans les métiers de la construction

> École des métiers de la construction de Montréal

> CFP en métallurgie et multiservices.

Diplôme d'études collégiales en techniques de procédés chimiques

> Cégep de Maisonneuve

Baccalauréat en ingénierie de l'aluminium (génie métallurgique)

> L'École polytechnique de Montréal offre un baccalauréat en génie des matériaux, ainsi qu'un diplôme d'études supérieures spécialisées, une maîtrise et un Ph. D en génie métallurgique.

> L'Université Laval propose un baccalauréat en génie des matériaux et de la métallurgie.

> L'Université McGill offre le baccaluréat en Material Engineering.

Maîtrise en administration des affaires (MBA)

> L'Université Concordia

> HEC Montréal,

> Université McGill

> Université de Sherbrooke

> Université du Québec à Chicoutimi

> Université du Québec à Montréal

> Université du Québec à Rimouski

> Université du Québec à Trois-Rivières Université du Québec en Outaouais

> Université Laval




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