Trouver un emploi à l'étranger

Si on souhaite travailler dans une autre ville,... (PHOTO Philippe Wojazer, ARCHIVES REUTERS)

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Si on souhaite travailler dans une autre ville, comme Paris, on doit planifier des rencontres stratégiques à domicile avec des acteurs du milieu avant de s'y rendre pour les rencontrer.

PHOTO Philippe Wojazer, ARCHIVES REUTERS

Q : «Je n'ai pas cherché d'emploi depuis plusieurs années. J'ai eu la chance qu'on vienne toujours m'offrir des postes intéressants. J'ai travaillé pour plusieurs entreprises comme analyste financier et comme spécialiste dans la fixation de prix. J'aimerais maintenant travailler à l'étranger. Comment dois-je m'y prendre? Devrais-je faire appel à un chasseur de têtes?» - Marc

R : Nicolas Bilodeau, associé au bureau montréalais de Korn/Ferry International, explique que comme chasseur de têtes, il obtient des mandats des entreprises plutôt que des candidats.

«Les entreprises font appel à nous pour un besoin ponctuel, alors nous sommes tributaires de leurs besoins», précise-t-il.

Pour trouver la perle rare, il communique avec des personnes influentes dans l'industrie ciblée et il peut fouiller dans la base de données mondiale de Korn/Ferry.

«Je partage avec mes collègues de tous les bureaux dans le monde la même base de données et nous y inscrivons toutes les candidatures entrantes, explique-t-il. Si je reçois une candidature d'une personne avec un curriculum vitae vraiment intéressant, que je la rencontre, que je vois sa grande valeur et qu'elle exprime le désir d'acquérir de l'expérience à l'étranger, je peux aussi faire circuler sa candidature dans la pratique.»

Toutefois, Nicolas Bilodeau reçoit plusieurs candidatures chaque semaine.

«J'en rencontre peut-être 10% qui ont vraiment le profil des candidats que je suis souvent appelé à rechercher, précise-t-il. Dans mon cas, ce sont des vice-présidents et des directeurs généraux, mais chaque chasseur de têtes a son créneau.» Il conseille à Marc de cibler l'endroit exact où il veut travailler et d'y chercher des entreprises intéressantes pour son profil.

«S'il veut travailler à Londres, ce n'est pas de Montréal qu'il trouvera un emploi, précise-t-il. Il doit planifier des rencontres stratégiques de Montréal avec des acteurs intéressants à Londres, puis s'y rendre pour les rencontrer, faire du réseautage.»

Petite astuce: pour découvrir des sites d'emploi importants dans 133 pays sur lesquels vous pourrez ensuite fureter pour découvrir des entreprises à l'étranger et leurs postes à pourvoir, vous pouvez visiter le site de recrutement international www.the-network.com .

Question d'actualité

Q : Les immigrants diplômés universitaires en emploi au Québec réussissent-ils à obtenir des conditions de travail comparables aux natifs?

R : Non, puisqu'ils sont deux fois plus à risque de travailler pour un faible revenu. Au Québec, on retrouvait près de 30 000 travailleurs à faible revenu diplômés universitaires, d'après les données du Recensement de 2006 de Statistique Canada. Parmi eux, 46% étaient immigrants. Les immigrants constituaient pourtant à ce moment-là que 20% des personnes titulaires d'un diplôme universitaire au Québec.

Source: Institut de la statistique du Québec - Flash-info, février 2014

- Vous avez des questions sur le monde de l'emploi? Écrivez-moi à: mletarte@lapresse.ca




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