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SAQ: un autre débrayage lundi

Les activités des quelque 400 succursales de la... (Photo Erick Labbe, Le Soleil)

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Les activités des quelque 400 succursales de la SAQ doivent donc être perturbées par cette quatrième journée de débrayage depuis la mi-juillet lundi.

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La Presse Canadienne
Montréal

Les quelque 5500 employés de magasins et de bureaux de la Société des alcools du Québec (SAQ) tiennent une deuxième journée de grève consécutive lundi.

Dimanche, leur syndicat avait tenté de surprendre la partie patronale en devançant sa journée de grève initialement prévu pour lundi.

À l'occasion de cette deuxième journée de suite de moyens de pression, les travailleurs de la SAQ doivent descendre dans les rues de Montréal et de Québec. Selon un communiqué syndical publié tôt lundi matin, ils désirent crier haut et fort leur indignation concernant la volonté de la SAQ de les appauvrir et de diminuer leurs conditions de travail.

Les activités des quelque 400 succursales de la SAQ doivent donc être perturbées par cette quatrième journée de débrayage depuis la mi-juillet lundi. Ce qui veut dire que le syndicat aura encore deux jours de grève disponibles dans son mandat obtenu auprès des travailleurs.

Le communiqué de presse publié par la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP), qui représente le personnel de la SAQ, soutient que les employés sont «exaspérés devant le refus de bouger de leur employeur».

Des activités de piquetage et de distribution de tracts étaient aussi prévues dans le cadre de la journée de grève surprise.

«L'effet de surprise, c'est pour l'employeur. Comme c'est juste deux jours, on s'imagine que les consommateurs sont capables d'encourager les microbrasseries et les producteurs de vin locaux qui vendent à leur vignoble», a commenté la présidente du syndicat Katia Lelièvre.

Selon Mme Lelièvre, la stratégie n'est pas de viser des journées payantes pour la SAQ en ciblant le dimanche et le lundi, mais plutôt de déranger les cadres en congé.

«Comme on revendique beaucoup la conciliation travail-famille, on veut leur montrer ce que ça fait de ne pas avoir de congé parce que c'est ce que la majorité de nos employés vivent», explique-t-elle.

Lors du précédent arrêt de travail à la fin août, le premier ministre Philippe Couillard avait déclaré ne pas vouloir se mêler de la négociation à la SAQ, même si le syndicat considère que le premier ministre est le «véritable patron» de la société d'État. M. Couillard a réfuté cet argument, rappelant que la SAQ est gérée par un conseil d'administration autonome.

«On n'a pas le droit d'interpeller le gouvernement pendant la campagne électorale, mais j'invite quand même M. Couillard à lire les lois. Dans la loi, c'est le Conseil du Trésor qui donne les règles à la SAQ et c'est lui qui doit approuver l'entente qu'on va signer», a lancé Mme Lelièvre à l'intention du premier ministre sortant.

Les deux parties devraient retourner à la table de négociation mardi. Le syndicat déplore cependant la rigidité de la position patronale soutenant que «le cadre dans lequel la SAQ veut négocier est trop serré».

La convention collective est échue depuis près de 21 mois.

Dans un communiqué de presse publié en réaction à la grève déclenchée dimanche, la SAQ affirme avoir retiré sa demande de transformer une centaine de postes vacants en quarts de deux jours de fin de semaine.

La société d'État dit aussi avoir soumis de nouvelles propositions concernant la conciliation travail-famille et la précarité d'emploi.

Selon l'employeur, le litige concerne présentement les augmentations salariales.




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