Lowe's tente de rassurer les employés de Rona

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Outre le maintien du siège social des activités canadiennes à Boucherville, Lowe's compte notamment maintenir la «vaste majorité» des postes chez Rona en plus de conserver les diverses bannières.

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Montréal

Préoccupée par les commentateurs et médias qui remettent en question ses engagements de protéger les emplois au sein de Rona, la direction de Lowe's a décidé de s'adresser directement aux employés du quincailler québécois.

Dans un courriel transmis vendredi, le président de Lowe's au Canada, Sylvain Prud'homme, réitère une fois de plus que le géant américain de la rénovation compte respecter ses six engagements énoncés le 3 février, au moment de l'annonce de la transaction.

«Nous allons respecter les engagements que nous avons pris envers vous, vous avez ma parole», souligne le message transmis par la direction des communications de Rona.

Outre le maintien du siège social des activités canadiennes à Boucherville, Lowe's (NYSE:LOW) compte notamment maintenir la «vaste majorité» des postes chez Rona en plus de conserver les diverses bannières.

À travers son réseau, Rona exploite près de 500 établissements corporatifs et magasins affiliés indépendants, qui, ensemble, emploient plus de 23 000 personnes, dont 17 000 au Québec.

L'entreprise américaine - qui exploite 42 magasins au Canada mais aucun au Québec - admet que ces engagements ne figurent pas dans la «convention d'arrangement», mais qu'il s'agit néanmoins d'un arrangement entre les deux parties et qu'il sera honoré.

«Ce sont des éléments essentiels à la conclusion de la transaction», est-il écrit.

La transaction a particulièrement été critiquée par les partis d'opposition à l'Assemblée nationale, mais le manque de précisions dans les documents officiels de la «convention d'arrangement» n'a rien fait pour apaiser les doutes.

Si le courriel a été transmis aux employés du quincailler québécois pour «rétablir les faits», il est indiqué que «ni Rona, ni Lowe's n'ont l'intention de participer à un débat public» sur la question de la protection des emplois.

M. Prud'homme indique par ailleurs qu'il devrait rencontrer les membres de la direction de Rona (TSX:RON) au cours des prochaines semaines. Il souhaite également s'adresser aux employés du siège social une fois la transaction conclue.

Le syndicat Teamsters Canada, qui représente quelque 2000 travailleurs de la société à l'entrepôt du siège social ainsi qu'à travers diverses succursales, ne croit pas que la démarche de Lowe's a de quoi inquiéter.

«Nous avons été rencontrés dès le départ, a dit son directeur des relations publiques, Stéphane Lacroix. Il y a des assurances de fournies. Pour l'instant, il n'y a pas de panique, tant du côté du siège social que des autres magasins.»

La semaine dernière, les actionnaires de Rona ont approuvé, dans une large majorité, la vente du quincailler à Lowe's, dans le cadre d'une transaction amicale de 3,2 milliards $. En vertu de l'entente, les actionnaires de Rona recevront 24 $ par action ordinaire, soit environ le double de la valeur du titre avant l'annonce de l'offre.

Alors questionné, le président et chef de la direction de la société québécoise, Robert Sawyer, avait dit croire à la pérennité des bannières Rona et Réno-Dépôt au Québec, mais n'avait pas fermé la porte à des regroupements sous l'enseigne Lowe's à l'extérieur de la province.

La transaction devrait être conclue d'ici la fin mai, à condition qu'elle obtienne l'approbation d'Investissement Canada et du Bureau de la concurrence. D'ici cinq ans, Lowe's souhaite doubler la rentabilité de ses activités canadiennes. Le géant américain de la rénovation dit avoir identifié des occasions d'affaires d'environ 1 milliard $ au pays.

L'absence de garanties pour le maintien d'un plancher en matière du nombre d'emplois avait également été soulevé, jeudi dernier, lors de l'annonce de la vente du Groupe St-Hubert à l'Ontarienne Cara (TSX:CAO).

Questionné sur la raison pour laquelle il n'en n'avait pas exigé, le grand patron du fleuron québécois de la restauration, Jean-Pierre Léger, avait répondu que la façon de garantir des emplois était d'innover et de développer de nouveaux produits.




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