Marques: Georges Marciano veut utiliser son nom

Georges Marciano est de retour en affaires. Il a ouvert... (Photo Ninon Pednault, archives La Presse)

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Georges Marciano est de retour en affaires. Il a ouvert l'été dernier la boutique Georges Marciano Ranch, à la place d'Armes, dans le Vieux-Montréal. D'autres ouvertures devaient suivre.

Photo Ninon Pednault, archives La Presse

André Dubuc
André Dubuc
La Presse

En affaires, existe-t-il quelque chose de plus précieux que son nom? En tout cas, le designer de mode et cofondateur des jeans Guess, Georges Marciano, est déterminé à retrouver l'usage du sien.

Il a déposé hier une requête devant la Cour supérieure intimant Guess de cesser d'utiliser le nom Marciano dans ses marques de commerce afin d'éviter le risque de confusion avec les nouvelles marques de commerce que Georges Marciano souhaite maintenant utiliser.

Du même souffle, il demande aussi au tribunal d'autoriser l'utilisation des marques de commerce «Georges Marciano Ranch», «Georges Marciano by Georges Marciano» et «Georges Marciano».

Avec sa requête, Marciano réagit à l'opposition formulée par Guess devant l'Office de la propriété intellectuelle du Canada (OPIC) à ce qu'il utilise son nom dans le cadre de ses activités commerciales.

Georges Marciano soutient avoir fondé Guess en 1980. Il a vendu sa participation en 1993 à ses frères Paul, Maurice et Armand. Reconnue pour ses jeans délavés à la pierre, la société Guess existe encore aujourd'hui et vend des vêtements sous les marques «Marciano» et «Guess by Marciano».

De retour en affaires

Marseillais d'origine, Georges Marciano est établi à Montréal depuis 2006. Il demeure dans un appartement-terrasse de l'hôtel-boutique LHotel au 262, rue Saint-Jacques.

Georges Marciano est de retour en affaires. Il a ouvert l'été dernier la boutique Georges Marciano Ranch, à la Place d'Armes, dans le Vieux-Montréal. D'autres ouvertures devaient suivre.

En parallèle, il a lancé une collection de vêtements et d'accessoires portant le nom de «Royal Navy By Georges Marciano». Or, cette dernière initiative est bloquée depuis l'opposition de Guess devant l'OPIC. Le plaignant prétend avoir perdu son investissement.

«Je suis le fondateur de Guess, mais je suis avant tout un designer de mode, dit Georges Marciano, dans un communiqué émanant de ses avocats, le cabinet Lecours Hébert. Mes créations sont reconnues à travers le monde, et il est essentiel pour moi comme pour le public que ce style continue d'être associé à celui qui l'a créé.»

Dans sa requête, M. Marciano allègue que des partenaires d'affaires et fabricants licenciés potentiels s'enquièrent des risques de conflits juridiques avec le groupe Guess en raison de l'utilisation du nom Georges Marciano.

Il n'a jamais vendu son nom à Guess, soutient Georges Marciano dans sa requête. Pour preuve, il brandit une renonciation que Guess et lui ont signée en 1994 l'autorisant à se servir de son nom en affaires.

«En outrepassant cette entente, Guess abuse de ses droits et met sérieusement en péril les affaires de Georges Marciano», écrivent les avocats Lecours Hébert.

M. Marciano réclame 200 000$ à Guess pour compenser les dommages relativement à sa nouvelle collection de vêtements. Il réclame aussi 1 million à la même société pour avoir diffusé des faussetés sur l'identité des véritables créateurs de Guess.

Des documents de Guess présentent l'un ou l'autre des frères de Georges Marciano comme étant les cofondateurs de la société. De son côté, Georges Marciano affirme être le fondateur de Guess en compagnie de Georges Atlan.




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