Procter & Gamble veut se séparer de Duracell

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Le siège social de Procter & Gamble à Cincinnati.

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Agence France-Presse
NEW YORK

Le groupe de produits de consommation Procter & Gamble a annoncé vendredi un bénéfice net en baisse de 34 % à 1,99 milliard de dollars pour le 1er trimestre de son exercice 2015 et fait part de son intention de faire des piles Duracell une entité séparée.

Dans un communiqué, le groupe a précisé que son bénéfice par action était de 1,07 dollar par action, conforme aux prévisions des analystes. S'il n'est pas tenu compte des effets de changes, il atteint toutefois 1,14 dollar.

Le groupe a inscrit sur le trimestre une charge de 932 millions de dollars après impôts (0,32 dollar par action) pour ajustement de la valeur intangible de ses actifs (goodwill) concernant Duracell.

Le chiffre d'affaires a atteint pour sa part 20,792 milliards de dollars, stable par rapport à la même période l'an passé et tiré à la baisse de l'ordre de 2 % par des effets de change. Le groupe a précisé qu'il s'attendait à un fort impact négatif de ces effets de change sur les trimestres suivants et a indiqué qu'il prévoyait que son bénéfice par action recule dans une fourchette comprise entre 2 % et 5 % pour son exercice annuel par rapport à celui de l'année précédente.

Concernant Duracell, P&G a indiqué qu'il n'avait pas encore décidé de la forme que prendra la séparation, mais qu'il privilégiait pour l'instant de proposer à ses actionnaires d'échanger une partie de leurs actions Procter and Gamble contre des actions Duracell, le nombre d'actions P&G en circulation étant réduit d'autant, dans le cadre d'une opération de «split off» sur la base d'un ratio restant à déterminer. P&G a indiqué qu'il s'attendait à ce que cette opération soit effectuée dans la seconde moitié de 2015.

Il a toutefois précisé que la séparation pourrait encore prendre une autre forme (spin-off, désinvestissement, cession) et que la décision n'avait pas encore été définitivement prise.

Dans un premier temps, et pour permettre cette opération de scission, P&G a indiqué avoir déjà cédé fin août à un groupe chinois sa participation dans une coentreprise fabriquant des piles pour un montant non révélé.

À la suite de ces annonces, l'action du groupe progressait de 1,65 % à 84,60 dollars dans les échanges électroniques de pré-séance à Wall Street vers 8 h 20.

P&G a également annoncé qu'il avait finalisé la vente de ses activités dans les aliments pour animaux domestiques aux États-Unis à Mars en juillet et que Mars avait ensuite exercé son option d'acquérir ces mêmes activités en Asie. En septembre, P&G a signé un accord pour vendre celles en Europe à Spectrum pour un montant qui n'a pas été indiqué.

Sur le trimestre, le bénéfice opérationnel du groupe s'est élevé à 2,940 milliards de dollars en baisse de 29 %. La marge opérationnelle pour sa part, s'est établie à 14,1 % en baisse par rapport à la même période sur l'exercice précédent où elle avait atteint 19,8 %.

«Les résultats du 1er trimestre sont conformes à nos attentes en dépit d'un environnement d'activités très difficile», a souligné le PDG du groupe A.G. Laffey.

Par secteur d'activité, les ventes ont reculé en volume de 1 % dans les produits de beauté et d'hygiène personnelle, de 2 % dans le maquillage, mais ont progressé de 4 % pour les produits de santé, de 1 % pour les produits d'entretien ménagers et sont restées stables pour les produits pour bébé et d'hygiène féminine.




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