Le Château: plaire aussi aux actionnaires

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Grâce à son nouveau positionnement, à la réduction de ses coûts fixes et à l'économie qui prend du mieux, la présidente Emilia Di Raddo croit que Le Château est en bonne position pour retrouver le chemin de la rentabilité.

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Ce n'est pas tout de plaire aux clients, encore faut-il conserver l'intérêt des actionnaires et assurer la pérennité de l'entreprise fondée en 1959 par Herschel Segal (encore membre du conseil d'administration). Depuis un an, la valeur du titre du Château (T.CTU.A) est passée d'environ 5$ à moins de 2$. Il y a trois ans, il s'échangeait au-dessus de 7$.

Pour redresser la barre, l'entreprise a réduit ses coûts fixes dans la dernière année. Tous les services et les processus ont été évalués pour en améliorer l'efficacité, relatent ses dirigeants. Le nombre d'employés a diminué d'environ 15%. «On s'organise pour en faire plus avec moins», résume Johnny Del Ciancio, vice-président aux finances. Cette année, de six à huit magasins seront fermés.

Ventes stabilisées

À son dernier exercice terminé le 25 janvier, Le Château a réussi à stabiliser ses ventes à quelque 275 millions de dollars. Et même à hausser de 0,6% le chiffre d'affaires de ses magasins comparables (une donnée clé dans l'industrie). Par contre, la perte s'est chiffrée à 21,7 millions, comparativement à 12,0 millions un an plus tôt et à 3,0 millions l'année précédente. Et la valeur des stocks a augmenté de 1,3% pour atteindre 124,9 millions.

«Malgré ses résultats financiers décevants, le Château continue d'occuper une solide position de chef de file du marché canadien de la vente au détail», a déclaré aux actionnaires la présidente du conseil et chef de la direction, Jane Silverston, au cours de la brève assemblée, tenue uniquement en anglais.

«Aucun concurrent au Canada ne peut interpréter et faire sienne la dernière tendance en matière de mode aussi vite que nous le faisons. Nous sommes rapides parce que nous réalisons un pourcentage élevé de nos produits à Montréal.»

Le design est effectué à 100% à Montréal et la fabrication, à 35%. De sorte que le détaillant se retrouve à être un exportateur puisqu'il y a six points de vente (licence) au Proche-Orient et en Asie.

Grâce à son nouveau positionnement, à la réduction de ses coûts fixes et à l'économie qui prend du mieux, la présidente Emilia Di Raddo croit que Le Château est en bonne position pour retrouver le chemin de la rentabilité. Mais elle n'est pas prête à gager que des profits seront dégagés cette année.




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