Jean Coutu, impatient que la loi 41 entre en vigueur

Le Groupe Jean Coutu exploite plus de 400 établissements... (PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE)

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Le Groupe Jean Coutu exploite plus de 400 établissements franchisés en pharmacie.

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Alors qu'il était question d'acquisitions et de diversification il y a un an, Jean Coutu (T.PJC.A) parle aujourd'hui de croissance interne. Croissance qui sera notamment alimentée par l'entrée en vigueur de la loi 41 élargissant le rôle des pharmaciens. «On a hâte que ça se concrétise [...]. On a hâte de servir la population 7 jours, 7 soirs et les fins de semaine», a déclaré Jean Coutu au cours de l'assemblée annuelle des actionnaires tenue hier au siège social de Longueuil.

Visiblement impatient de voir les négociations avec Québec se terminer, le pharmacien le plus connu de la province a répété que son entreprise était déjà bien préparée à en faire plus. «Nous avons posé des actes concrets pour que nos pharmaciens soient prêts quand la loi va entrer en vigueur.» L'entreprise a consacré «des milliers d'heures à adapter son logiciel RxPro», en plus de former ses employés et de modifier l'aménagement de ses pharmacies pour assurer la confidentialité des consultations.

Le président et chef de la direction, François Jean Coutu, n'a pas été en mesure de chiffrer la somme investie jusqu'ici dans ces projets.

Hausse de la clientèle

Selon Jean Coutu, le fait d'offrir sept nouveaux services (renouvellement d'ordonnance, prescriptions de médicaments, etc.) fera augmenter la clientèle dans ses pharmacies.

Le vice-président aux finances, André Belzile, croit cependant que «l'impact immédiat sur les revenus ne sera pas significatif» puisqu'il faudra plus de personnel en poste.

Aucun dirigeant n'a voulu prédire une date d'entrée en vigueur de la loi (ce devait être en septembre 2013). La question de la rémunération des pharmaciens demeure le principal enjeu des négociations. La famille Coutu n'a pas rencontré le ministre la Santé, Gaétan Barrette, à ce sujet, puisqu'il «est très occupé».

Difficile diversification

L'an dernier, Jean Coutu disait vouloir croître en procédant à d'autres acquisitions dans le secteur de la santé pour diversifier ses activités. L'entreprise, qui possède le fabricant de médicaments génériques Pro Doc depuis 2007, a pris une participation de 50% dans Le Groupe Médicus (orthèses et prothèses) en novembre 2012.

Quels sont les autres types d'entreprise dans la ligne de mire en ce moment? «On a encore beaucoup à faire dans nos pharmacies. On va mettre l'accent là-dessus. Parce que c'est ce secteur-là qui nous a le mieux rapporté jusqu'ici [...]. Quoique ça ne nous empêchera pas de peut-être élargir nos horizons, mais il n'y a pas un secteur dans lequel nous prévoyons investir à court terme», a répondu François Jean Coutu.

Quant à l'acquisition de pharmacies indépendantes, ce n'est pas facile, a reconnu Jean Coutu.

Leurs propriétaires, a-t-il raconté, «veulent vendre à des prix d'il y a deux ou trois ans», quand les génériques étaient vendus plus cher. Mais l'entreprise, «très bien capitalisée», demeure à l'affût des occasions, tant au Canada qu'aux États-Unis.

Depuis trois ans, les ventes de Jean Coutu sont stables «à cause de la déflation dans le prix des médicaments», a insisté son président.

À Toronto, le titre de Jean Coutu (TSX: PJC.A) a terminé la journée d'hier à 22,10$, en baisse de 0,45%.

> Ventes: 688,6 millions (+ 1%)*

> Ventes comparables: + 0,1%

> Bénéfice net: 54,1 millions (- 50%")

> Bénéfice net dilué par action: 0,29$ (-43%%")

" La baisse du résultat est attribuable au gain de 54,4 millions lié au placement dans Rite Aid réalisé lors du premier trimestre l'an dernier.




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